 | Parfum d'absinthe---------------------------------------------------------------Un film allemand de Achim von Borries avec Daniel Brühl, August Diehl, Anna Maria Mühe
Genre : Drame - Durée : 1H29 mn
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| L'avis de la rédaction - Par Jacques COULARDEAU
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Sublime Parabole Historique. Un film sublime sur cette période rare et sombre de la vie où les hommes passent de la fin de l’adolescence à l’âge adulte, où l’amour devient autre chose qu’une pensée. Certes nous sommes en 1931 et les choses ne sont pas ce qu’elles sont aujourd’hui et pourtant elles sont tellement pareilles. Le désir d’amour ne mène qu’à l’envie de faire se rencontrer la petite mort et la grande mort, car l’amour ne dure jamais plus longtemps qu’un verre d’absinthe. Plonger dans l’amour exige que l’on en revienne, ne serait-ce que pour respirer. Si on n’en revient pas on ne sera jamais qu’une fleur flétrie car l’amour partira sans nous attendre, et même en vous laissant sur le bord de la route. Si l’on en revient on ne pourra jamais plus y retourner car l’amour sera à nouveau parti plus vite que le vent. Le film est encore plus sublime que cela car il crée une situation qui ne peut mener qu’au drame en croisant les amours et les désirs de trois garçons autour d’une fille, ou peut-être de deux si la deuxième n’est pas simplement une petite folle qui tente de tirer à elle la couverture du plaisir qu’elle voit dans les yeux des autres. Ce qui donne alors à la fin tragique une odeur profonde de drame historique, d’allégorie : les hommes sont comme des nations, ils s’aiment à s’en haïr, à s’en entretuer. L’amour est un rêve fuyant, un mirage qui mène les foules à l’ivresse de la guerre pour des raisons sans tête ni queue. L’amour n’est que la face non cachée de la peur de solitude, d’abandon, de rejet, ou même de peur tout court. Il suffit d’une étoile juive jaune qui traverse l’écran de façon quasi-subliminale pour que l’on sache que l’on nous parle d’autre chose que des douleurs sentimentales de quelque enfant romantique, mais bien des frayeurs profondes des hommes face à l’histoire qui va bien dans un sens et pas dans un autre, et pourtant n’a pas de sens. Tout ne prend de poids et de valeur que dans la prison solitaire de la pensée qui ne se nourrit pas de vin, ni de pain, ni de boursin, mais de vent, au mieux d'imaginaire qui n'est qu'un autre nom pour le vent, un vent inspiré par dieu ou par la beauté des fleurs ou par la colère d’un orage, mais du vent toujours et quand même.
Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine |
Le Synopsis du film : Allemagne 1927, une Garden party entre jeunes aristocrates. C'est l'été. Amour, désir, ivresse les envahissent pour le meilleur comme pour le pire.
Ni limite, ni compromis : guidé par la seule quête d'absolu, Günther est entré dans la spirale de la perte des valeurs. Hilde, sa soeur, a épousé la même conduite, allant jusqu'à entretenir une liaison avec Hans, l'amant de Günther.
Attisant les jalousies, cette relation va devenir le centre d'un drame orchestré par un Club du suicide. Paul, l'écrivain, en sera le témoin actif précipitant ainsi la tragédie. (Source AlloCiné) |
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