 | Capitalism: A Love Story---------------------------------------------------------------Un film américain de Michael Moore
Genre : Documentaire - Durée : 2H06 mn
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| L'avis de la rédaction - Par Jacques Coulardeau
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ANARCHISTE PLUS QUE CONSTRUCTIF. On attend toujours Michael Moore au virage et il est important de le prendre dans sa langue originelle car il est souvent très mal doublé ou sous-titré. Ici encore Michael Moore est émotionnel, sensible, même presque excessif dans son romantisme, mais il n’est que romantique. Il mêle à la perfection les référence chrétiennes, socialistes, anarchistes, celles aux Pères Fondateurs et celles aux Constituants (américains bien sûr), sans oublier F.D. Roosevelt, en oubliant Abraham Lincoln. Mais il fait comme si une citation d’un des Constituants qui écrivaient la constitution pour le « peuple » américain dont étaient exlues les Noirs, les femmes, les Indiens, et tous ceux qui n’avaient ni propriété mobilière ou immobilière et qui ne payaient pas d’impôts, avait une valeur éternelle, et bien sûr toujours la même, celle que l’on veut bien aujourd’hui lui donner. Bien sûr que cette constitution a été améliorée et que l’on peut la lire autrement aujourd’hui, mais la pensée de ces Constituants ou Pères Fondateurs ne peut pas être coupée de leur contexte. Cela transforme son discours émotionnel en un patchwork de bribes et de morceaux qui n’ont aucune logique réelle et manquent d’homogénéité dans le temps et l’espace. En d’autres termes il tue le pauvre oiseau misérable qu’est le vautour capitaliste avec non pas une pierre mais une bonne douzaine plus quelques balles et même une roquette. Et cela tue en même temps le bien fondé de sa démonstration qui devient un accumulat par anachronisme systématique. Bien sûr que le capitalisme dans sa seule cupidité est exécrable, mais Moore jette en même temps l’économie de marché, qui pourtant est là pour rester car elle est là depuis des dizaines de milliers d’année, puisque l’espèce humaine est une espèce économique depuis l’homo sapiens. Le capitalisme n’est qu’un mode de gestion de cette économie de marché et cela Michael Moore ne semble pas le voir. Si bien que le message d’avenir est pour le moins flou. Est-ce une forme coopérative de gestion de l’économie de marché ? Est-ce une participation accrue des représentants syndicaux ouvriers dans la gestion des entreprises ? Est-ce même une forme étatique de gestion ? Le discours ne mène à aucune issue claire, même si pouvant contenir des options différentes. C’est alors un discours anti et non un discours pour. Et on ne peut pas nous enlever des oreilles que ses esbroufes autour de Wall Street ne sont possibles que parce que les banquiers, les traders et même la police le laissent faire, car il a du acheter les droits de filmer, comme cela se fait dans toutes les villes civilisées du monde. Le message est donc intéressant mais flou et sans ouverture sur l’avenir.
Dr Jacques COULARDEAU [...]
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Le Synopsis officiel du film (Paramount Pictures France) : :
Tout juste vingt ans après son chef d'oeuvre révolutionnaire Roger et moi, Michael Moore revient, avec Capitalism : a love story, aux sources du sujet qui a occupé toute sa carrière : l'impact désastreux de la main mise de l'entreprise sur le quotidien des Américains - et, par extension, du reste du monde. Sauf que, cette fois-ci, le coupable est d'une autre ampleur que General Motors, et la scène du crime nettement plus étendue que la petite ville de Flint, Michigan. De l'Amérique moyenne aux coulisses du pouvoir à Washinton, jusqu'à l'épicentre de la finance mondiale à Manhattan, Michael Moore propose au spectateur, une fois encore, de s'aventurer sur un terrain rarement arpenté. |
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