 | La Dernière maison sur la gauche---------------------------------------------------------------Un film américain de Dennis Iliadis avec Monica Potter, Sara Paxton, Tony Goldwyn
Genre : Horreur - Durée : 1H40 mn
Ecrivez votre critique sur ce film
|
| L'avis de la rédaction - Par Guillaume Gas
|
On va remettre les pendules à l'heure : non, Wes Craven n'est pas un grand cinéaste, et vu l'étendue de sa filmographie, il y a de fortes chances pour que cela ne change pas. Et s'il fallait chercher l'origine de cette réputation surexagérée de ''maître de l'horreur'', il serait malhonnête de penser à la trilogie SCREAM ou aux GRIFFES DE LA NUIT, films d'une relative efficacité horrifique, mais dont le cynisme envers le genre en question aura rebuté pas mal de geeks en mal de trips radicaux et hardcore. On en oublie parfois que le bonhomme, après s'être fait les mains dans le porno, commença réellement sa carrière avec un petit film fauché qui allait très vite devenir culte : LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE, tourné avec trois bouts de ficelle et sous haute influence de LA SOURCE d'Ingmar Bergman (référence avouée de Craven), où une bande de tarés torturent une jeune fille avant de subir la vengeance sadique des parents de celle-ci. Scandaleux à sa sortie, menacé de toutes les interdictions en raison de son ultraviolence, le film aura finalement perdu de sa puissance au fil des années, au point d'apparaître aujourd'hui comme un petit film d'horreur sans aucune envergure. Et voilà comment Craven se lance dans une nouvelle relecture de son film le plus dérangeant...
Il y a trois ans, on découvrait, la gorge nouée et les yeux exorbités, une nouvelle version de LA COLLINE A DES YEUX qui surpassait totalement l'original et permettait au jeune prodige Alexandre Aja de filer une grosse baffe à papy Craven. Rebelote avec cette relecture géniale de LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE, bien plus forte et subversive que prévu, renouant efficacement avec la noirceur et la violence crade des survivals des années 70. Le réalisateur grec Dennis Iliadis effectue un monumental travail de reprise en main, supprimant tous les détails grotesques de l'original tout en conservant la structure narrative, et s'oriente peu à peu vers un croisement habile entre violence radicale et trip horrifique purement sensoriel. Les premiers plans du film, légers travellings dans une forêt sombre, plongent déjà le spectateur dans un état d'inquiétude malsaine, tout en amplifiant l'angoisse. Par la suite, chaque scène de la première partie exploite un traitement de l'angoisse en milieu tendu, sans effets gore ni brutalité, avec une gestion harmonieuse du tempo et une caméra qui ne cède jamais au montage speedé. Dans ces moments de calme inquiétant, on se croirait presque dans le FUNNY GAMES de Michael Haneke.
La suite des festivités a beau être classique et prévisible pour ceux qui connaissent le film original (le viol d'une jeune fille sera suivie par la vengeance impitoyable des deux parents), Dennis Iliadis surprend en exploitant à fond l'univers du film, véritable huis clos en pleine forêt où la pluie ne cesse de tomber. Ici, la pluie fait figure de symbole de renaissance, et le réalisateur multiplie consciemment les références à l'eau : la fille est ici une nageuse expérimentée, et le lac, [...]
Lire notre critique |
Le Synopsis du film - Par André Ruellan Dans leur maison isolée, deux jeunes filles se font enlever par une famille de psychopathes. Elles trouvent une autre cachette où les retrouvent bientôt leurs tortionnaires. Mais leurs parents se mettent en chasse de la bande ... |
Il n'y a pas encore d'avis concernant ce film : Vous avez la possibilité de laisser vos impressions en cliquant sur le lien ci-dessous : Découvrez également le site officiel du film La Dernière maison sur la gauche (bandes annonces, interviews, photos, infos techniques...) |