 | La Couleur des mots---------------------------------------------------------------Un film belge de Philippe Blasband avec Mathilde Larivière, Aylin Yay, Serge Demoulin, Benoît Verhaert, Martine Willequet, Serge Larivière, Laurent Capelluto, Belen Montoro, Elisabeth Schnell, Elie Blasband, Thierry Waseige, Wendy Waseige, Véronique Dumont, Patrick Quinet, Valérie Lemaître, Patrice Mincke, Philippe Résimont, Claire Tefnin, John Dobrynine, Itsik Elbaz, Anid Lobato de Faria, Didier De Neck, Frédéric Fonteyne, Magali Pinglaut, Olivier Thomas et Théo Blasband
Genre : Drame - Durée : 1H30 mn
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| L'avis de la rédaction - Par Anne Bernex
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Morale merveille de sensibilité.
Marie est une anonyme: une femme perdue parmi tant d’autres. Cas social? Presque: la jeune femme souffre de dysphasie, une maladie qui l’empêche d’user correctement des mots alors qu’elle semblerait en apprécier le simple son, le simple prisme. Un Abécédaire à l’envers qui lui retire l’expression pour l’incompréhension de ses proches. Son mari la quitte comme une étrangère, son fils est sans cesse dirigé vers les foyers d’accueils en dépit de l’obstination de la mère à vouloir élever son enfant. Un peu plus, et on pousserait la comparaison, élogieuse, vers les chef-d’œuvres d’Ingmar Bergman. Le handicap pour seule arme jusqu’à l’épuisement, l’existence misérable dans laquelle plonge peu à peu Marie semble à un infini trou noir, où pourtant, l’espoir de la voir se relever ne meurt jamais. Il faudrait qu’elle s’en sorte: c’est ce que ce moyen métrage nous fait ressentir, pour le corps et pour l’esprit. L’héroïne, sur une corde fragile, joue les équilibristes: au spectateur de savoir de quel côté se placer pour l’empêcher de tomber.
La comédienne Aylin Yay donne à son personnage toute la tendresse et la naïveté suffisante pour sans cesse bouleverser le spectacle. Dans une mise en scène intimiste, on retiendra la magnifique séquence des Alcooliques Anonymes, où trop de fois le cinéma glisse si facilement vers la parodie, alors qu’ici la réalisation tutoie dans son réalisme un autre grand nom du cinéma: John Cassavetes. Le couple phare de ce film pudique a porté à l’écran une part de son histoire puisque leur propre enfant est atteint de dysphasie: force est de constater avec quel brio et quelle force il suggère la dure tâche d’amener l’autre à l’apprentissage de soi. [...]
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Le Synopsis du film - Par André Ruellan Ce film décrit une journée entière vécue par une jeune femme dysphasique depuis sa prime jeunesse, qui vit avec angoisse et ressent difficilement son handicap. Il s'ajoute d'ailleurs à d'autres malheurs de son existence coupée de la normalité... |
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