Par tryphop (Le 10-06-2010 - 17:04)
Voyons, voyons... par quoi commencer? J'hésite à vous décrire le pire ou le meilleur du pire en premier... une préfèrence peut-être? Alors, commençons par le pire, ça sera fait : Voilà un beau nanar comme on les aime bien avec ses méchants et son héros façon "j'vais t'en mettre plein la gueule" à grand renfort de bras coupés et de virilités verbales comme "j'vais t'en mettre plein la gueule"... oui, c'est la même phrase je sais, mais c'est à peu prés tout se que vous proposera le scénario... dés fois c'est vrai, vous pourrez aussi entendre "je te maudis pour l'éternité et toute ta famille avec!!!", brrrrr, on en tremble pour le coup! Le nom de Robert E. Howard inspire les réalisateurs : ce jeune auteur mort suicidé en 1936 est considéré être l'un des père de l'héroic fantasy avec tolkien. On lui doit entre autre les histoires de"conan le barbare" ou "kalidor", ce qui n'est pas rien pour tout amateur du genre, et, bien qu'ils aient vieilli un tant sois peu, ils restent des références pour tout passionné de récits épiques dont je fais parti! Mais voilà, la première chose consternante quand vous abordez le film, c'est de vous demander si il ne s'agit pas d'une suite de van helsing : Un acteur, James purefoy, qui ressemble étrangement à hugh jackman (peut-être son demi-frère allez savoir), et comme si cela ne suffisait pas, il lui à aussi chouré son chapeau et son manteau. D'ailleurs, il y à de quoi se méprendre même en comparant les affiches des deux films étrangement similaires. Pourtant, solomon, lui, n'est pas un chasseur de vampires, mais un capitaine qui se retrouve "maudit" (c'est pas de bol) après avoir rencontré le Diable pendant une chasse au trésor... à partir de là tout est dit! Si le début (les premières vingt minutes) vous laissent scotchées dans vôtre fauteuil, il n'en ira pas de même pour le reste du film ; c'est une vaste accumulation de clichés totalement assumés tel un méchant seigneur de la guerre dont on ne sait rien et qui ne possède aucun charisme, des méchants soldats ayant tous le crâne rasé comme des supporters du FC Bayern, des méchants morts vivants ressemblant tous aux guerriers uruk hai du seigneur des anneaux, un gentil héros à charge de sauver une belle jeune fille pour se repentir et une quête de la sagesse dans un monastère afin de racheter son âme (avec la crise pas évident), et j'en passe du meilleur comme du pire... affligeant est le terme! Je ne mentirais pas en vous avouant m'être endormi au bout d'une heure et de m'être forcé à regarder la fin du film le lendemain... suis-je maudit moi aussi, ou le cinéma actuel aurait tendance à prendre les spectateurs pour des c... ? En comparaison pour le coup, le dit "conan le barbare" passerait pour du jean-pierre jeunet! Quelle claque mes enfants, l'héroic fantasy n'aurait-elle plus rien à inventer? sommes nous dans un siècle si matérialiste que l'inspiration serait devenue plus rare encore que les interventions de pascal sevran à la télé? Pour le moins pire, il faut le dire vite, il restera au film une ambiance colorée sympatique, l'absence de dialogues formels et sirupeux à la "laura ingalls" style "papa, si je prie le seigneur, il survivra le chien?" au profit plutôt d'une bonne dose de testostérone et de biceps luisants! Mais voilà, ça ne fait pas tout et on ressort de ce film un peu frustré, d'autant que, à la manière du "choc des titans 2010", le monstre final est expédié plus vite encore qu'un départ de "schumi" à monaco. Au moins, il est vrai que le film ne tombe pas dans la surenchère d'effets spéciaux comme beaucoup d'autres, préférant utiliser le registre du "cape et d'épée" se dont on ne se plaindra pas... ahhhh, si arnold n'était pas tant occupé comme gouverneur de l'État de Californie, on lui demanderait bien de revenir taquiner du glaive à défaut de subir des ersatz de "conan" sans saveurs!!! Il faut croire que le cinéma américain est tombé bien bas, au point que je vais peut-être m'interdire d'en visionner les prochaines sorties et me retaper les "don camillo"... à défaut de perdre mon temps.
|