Sorties cinéma Sorties Cinéma en Janvier 2009 Mercredi 14 Janvier | Critiques classées par dates : Un homme et son chien---------------------------------------------------------------Un film français de Francis Huster avec Jean-Paul Belmondo, Julika Jenkins, et Francis Huster
Genre : Drame - Durée : 1H34 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 11 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par christèle (Le 19-01-2009 - 14:34)
Suite à la lecture des diverses critiques émises sur ce dernier film réalisé par Monsieur Françis Huster, pour Monsieur Jean-Paul Belmondo "l'homme et son chien", je me permets d'intervenir ayant été moi-même victime d'un AVC en 2001 à l'âge de 35 ans.
Rappelons que le cerveau guide, coordonne nos gestes automatiques ou non, il est également le siége de notre système nerveux (donc responsable des paralysies diverses). Si le cerveau ne veut pas obeir à l'ordre projeté par notre pensée, il ne le fera pas (c'est de l'électronique avec un "E" immense). Le cerveau est trés légérement comparable à une jambe cassée. Un membre bléssé ne veut plus prendre la position que l'on souhaite lui approprier: c'est douloureux, beaucoup trop douloureux pour que l'on puisse en disposer à notre guise. Le cerveau, c'est tout notre être entier qui est perturbé, bloqué, et endolorit. Suite à un AVC, il faut à nouveau apprendre à déglutir, l'équilibre, la marche, à parler, à lire, à écrire, raisonner, se répérer dans le temps et dans l'espace... . (je passe la liste serait trop longue). Un Accident Vasculaire cérébral est trés généralement couronné par des problèmes de mémoire immédiate (en opposition avec la mémoire lointaine) trés marqués. Je pense que Monsieur Belmondo n'a pas échappé à cette constante !.
L'acteur principal du film est évidemment amoindri par l'AVC qui l'a frappé, mais il en est sorti gagnant, avec une nouvelle qualitée évidente: le regard, la forçe du regard.
Un regard profond, expressif, douloureux lorsqu'il le faut.
Un regard vaux bien des paroles, le regard est beaucoup fort que des mots, et bien plus éloquent.
Je félicite Monsieur Belmondo d''avoir récupérer comme il l'a fait, je le félicite pour son courage, sa volonté de vaincre ses difficultées, du combat quotidien qu'il a mené. Je transmets toutes mes félicitationsles plus sincères à Monsieur Françis Huster qui lui a permis d'exerçer son métier, c'est le plus beau cadeau que l'on puisse offrir, à un homme qui à traversé ce genre d'épreuve.
Je remercie le producteur de ce film qui nous a fait redécouvrir Monsieur Jean-Paul sous ce nouvel angle, avec un atout supplémentaire: Le Regard.
| Par Christian (Le 18-01-2009 - 21:41)
Magnifique le rôle de Belmondo dans ce film qui ne restera pas insensible ceux qui aiment les animaux. le rapport entre le chien et l'homme est très réaliste. Bebel est égal à lui même et la solitude voir l'indifférence est plus que d'actualité en 2009.
Tous ceux qui ont connu la descente aux enfers se reconnaitront qu'elle soit affective ou professionnelle.
Enfin un film d'actualité sans luxure... ... . .
| Par Alain (Le 16-01-2009 - 14:05)
Ce film relate effectivement la triste réalité de la vie d'aujourdhui.
Comme je plains nos jeunes. Belmondo est pathétique, son chien merveilleux (heureusement qu'il était la).
Film triste avec un peu trop de longueurs. Des spectateurs sont sortis avant la fin ce que je n'ai pas du tout apprécié.
| Par salomé (Le 16-01-2009 - 13:58)
Le retour de Jean-Paul Belmondo après 8 ans d’absence était très attendu. L’acteur est bouleversant dans son rôle de vieil homme, qui n’a pour confident qu’un chien, à qui il n’a même pas donné un vrai nom, si ce n’est « Mon chien ». L’histoire est bouleversante et les nombreux acteurs et actrices qui entourent Jean-Paul se montrent à la hauteur de cet extraordinaire acteur qui porte tout le poids du film. Sa puissance d’expression dans le non-dit, ses attitudes, sa démarche lente et mesurée, celle d’un homme fatigué, qui n’avait pas prévu qu’un jour il serait sans ressources après avoir mené grand train, tout invite à l’admiration et à la réflexion. Charles vit avec son chien dans la chambre que Jeanne, son ancienne maitresse qui va se remarier, lui a prêtée. Et quand elle le fout dehors pour reprendre la chambre et ne plus l’avoir sous son toit, c’est la chute. Grand seigneur, Charles ira vendre 2 très précieux livres pour rembourser sa dette de locataire à Jeanne. Sa dignité est exemplaire : contraint de vivre dans la rue, il veut essayer de tendre la main, mais au moment où il le fait, il dit simplement à l’homme qui compte sa monnaie : « regardez le ciel, il va pleuvoir ». Difficile la rue, difficile ! Quand il pose son chapeau par terre, que son chien surveille, lui, il est caché derrière un pilier pour ne pas être vu. Il ne peut éviter qu’un homme passant en 2 roues lui vole ce qu’il y avait dedans. Le chien réussira à récupérer le couvre-chef, symbole de sa dignité, de son ex statut. Charles va essayer de retrouver les « anciens » pour leur demander quelque secours. Hélas, entre les morts, les amnésiques et les égoïstes, il n’obtient aucun secours. Il y a Leïla, la jeune employée de maison, enceinte, hésitant entre le vrai père et un autre, et qui lui apportera un peu de tendresse. Mais où dormir ? Les solutions se font de plus en plus rares. Son chien, il veut le donner pour lui assurer son avenir, mais personne n’en veut. L’épisode au refuge d’Aubervilliers pour retrouver son chien qui lui aussi avait été mis à la porte est d’un réalisme effroyable, mais oui, il vaut mieux fréquenter les chiens que les hommes dans bien des cas. A bout de souffle, il reste à Charles l’ultime solution : la voie ferrée et le train qui lui passera dessus. Mais ce n’est pas l’heure. Charles échappe à la mort. Et nous restons sur cette dernière image du vieil homme et de son chien fidèle, affectueux, incroyablement généreux. Quand on sort de ce film produit par Francis Huster, on ne prend pas le bus ou le métro, on marche pour réfléchir, analyser ces moments si denses de la vie dans son dernier virage. Merci à Francis Huster de nous avoir offert cette tranche de vie d’un Bébel, d’une beauté intérieure si grande qu’elle illumine nos cœurs. Il a été un cascadeur fantastique : il est devenu (après 8 ans de rééducation) un extraordinaire passeur d’émotions. Son regard, son sourire, son comportement, ses silences, ses quelques mots : oui, il est plus que bouleversant et si vous voulez voir comment ça se passe dans la rue dans un esprit de dignité et de courage, ne manquez pour aucun prétexte ce film.
| Par Le Pescadou (Le 16-01-2009 - 13:20)
Trop peu sans doute de spectateurs pour la sortie de ce film... c'est la première impression. Francis Uster donne une image très nette de la vie actuelle où l'homme est noyé dans l'anonymat le plus complet au milieu de l'indifférence générale... Jean-Paul Belmondo est poignant dans ce film qui fait appel aux sentiments et les expressions de son visage permettent de voir passer tout ce qu'il ressent, jusqu'à sa tentative d'abréger ses jours où "Mon Chien", son fidèle compagnon l'aide à réagir. Des films de ce genre, on en redemande, particulièrement dans la période difficile que nous avons à traverser, où seule une véritable solidarité de tous pour tous permettra de sortir de la crise.
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