Sorties cinéma Sorties Cinéma en Février 2008 Mercredi 6 Février | Critiques classées par dates : Cloverfield---------------------------------------------------------------Un film américain de Matt Reeves avec Michael Stahl-David, Mike Vogel, Jessica Lucas, T.J. Miller, Odette Yustman, et Lizzy Caplan
Genre : Science Fiction - Durée : 1H30 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 19 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par VincentLesageCritique (Le 18-03-2008 - 11:55)
Eté 2007 aux Etats-Unis. Parmi les bandes annonces précédant l’infâme Transformers figure cet étrange teaser, sorte de vidéo amateur crépusculaire débarquée là par hasard. Une minute où l’on rencontre d’anodins fêtards new-yorkais soudainement interrompus par un tremblement de terre suivi d’une explosion. Cloverfield, c’est le titre et les spectateurs américains n’en sauront pas plus. Un culte du mystère qui alimenta les interrogations les plus folles sur le net. Un flou énigmatique qui n’est pas sans rappeler celui de Lost, la série phare de J. J. Abrams, qui croisait Sa Majesté des mouches avec Robinson Crusoé, le soap avec le mysticisme.
Alors qu’il est sommé de réaliser la vidéo immortalisant la soirée d’adieu de son pote bientôt délocalisé à Tokyo, Hud sera malgré lui le témoin de la mort de New York. Régénération du genre, des arcanes au formalisme pur, Cloverfield réalise les phantasmes enfouis de tout cinéphile las du schéma à la Indépendance Day, à savoir envisager le radicalisme le plus net, le plus tranchant pour illustrer l’ampleur réelle d’une catastrophe. Reflet de la génération du XXIème siècle, le projet de J. J. Abrams embrasse d’un côté la paranoïa d’un nouveau séisme aux Etats-Unis, de l’autre la « youtubisation » du monde, de l’information, de la façon de vivre. Lorsque Rob débarque enfin à l’appartement ou lorsque la Statue de la Liberté se retrouve décapitée, tous sortent leurs portables et filment l’événement, faisant d’eux-mêmes un témoin du quotidien, de l’époque qui s’anéantit sous leurs yeux. Par l’utilisation du numérique et du point de vue subjectif de l’action, les cinéastes (vidéastes ?) développent une expérience quasi sensorielle, un transcendant survival, croisement insalubre de voyeurisme et de documentaire, qui génère des tensions, des terreurs qui jusque là n’avaient pu être envisagées par le traitement classique.
Quand The Host se doublait d’une critique politique acérée, le film de monstres envisageait alors un parallèle qui survolait l’entertainment en lui-même. Ici, point de prise de position, subjectivité de l’instant oblige, mais plutôt une globalisation de l’action, où le monstre n’est qu’un élément perturbateur. Finalement la vraie terreur, l’action en soi, s’avère cette recherche désespérée du bon échappatoire. Que ce soit dans les ruines d’immeubles ou les tunnels du métro, la survie s’apparente tout au plus à un gain de temps et non comme une réelle volonté de s’en sortir. D’où ce sentiment de ne pas assister à une véritable entraide collective mais plutôt à une addition d’individualismes qui, en temps critique, s’associent dans leur intérêt plus ou moins commun. Ces mœurs relatifs à l’époque, cette société sans illusion post-11 septembre confrontées à la stylisation du support média actuel font de Cloverfield le point d’orgue d’un genre désormais transfiguré.
| Par Bobbylatope (Le 29-02-2008 - 17:47)
En jouant la carte du réalisme façon Blair Witch Project (1999), Matt Reeve impose à Cloverfield une dimension documentaire. Mieux encore, il submerge avec une facilité déconcertante, le spectateur dans l’univers cauchemardesque presque apocalyptique d’un N. Y. post 9/11 ou le jugement dernier n’a jamais été aussi palpable. Une fois le décor planté, la caméra nous plonge avec entrain dans la Big Apple entièrement croqué. Le spectateur, qui dirige son œil sur les évènements (caméra épaule oblige), participe activement et devient acteur du projet. Il prend ses marques, s’identifie avec aisance aux personnages, à la situation et s’accroche à la puissance des images qui se veulent accrocheuse grâce à des effets spéciaux très subtile dans leur orientation et intention mais aussi à une réalisation nerveuse et sans artifice complètement en symbiose avec les attentes et émotions ressentis. On en oublierait presque que tout ceci n’est que fiction. En ne laissant rien au hasard, Matt Reeve évite ainsi les pièges de la surenchère et du débordement.
Chaque mouvement de caméra est travaillé avec intelligence et rigueur; le choix au montage se veut méthodique mais n’impose jamais au spectateur quelconque effet qui pourrait describiliser l’approche voulue par le réalisateur.
Cloverfield se veut accessible dans ses intentions en jouant la carte de la spontanéité réfléchie.
Le parallèle avec les grandes références du genre des années 50, auxquelles Cloverfield rend hommage, se veut évident et sans complexe. Une oeuvre dantesque dépassant les limites imposées du genre. Sensationnel, unique, Cloverfield est l’évènement cinématographique de ce début d’année. Une expérience à part entière, tout simplement.
| Par Toto (Le 23-02-2008 - 14:22)
Cloverfield est un véritable ovni. On a rarement vu pareil film et cela risque d'en dérouter plus d'un. Pourquoi? tout simplement dans sa façon de conter l'histoire. Le réalisateur a poussé la logique jusqu'au bout en présentant le film comme une vidéo amateur sorti des archives de la NSA.
Un peu comme tous les videos amateurs témoignant du 11 septembre.
On aime ou on aime pas, après c'est une affaire de gout. En tout cas moi qui suis fan d'effet spéciaux, je salut la prouesse technique du film.
De bout en bout on a vraiment l'impression que ça s'est vraiment passé. tout parait tellement vrai. Peut être en re-visionnant certaines scènes en DVD on pourra voir des trucages, mais en tout cas c'est vraiment bluffant de réalisme. Comment arrivent ils à truquer une vidéo avec de vrai acteurs dans un véritable décor avec la caméra qui bouge sans cesse et avec des monstres qui courent dans tous les sens. c'est vachement complexe mais visiblement réalisable. => du grand art. Par contre le coup du monstre qui claque pas alors qu'on lui balance du napalm et des missiles dans la gueule ça le fait pas trop quand même. Enfin bon c'est que du cinéma. Conclusion: Si vous voulez voir un ovni, alors je vous le conseil.
| Par Hervé (Le 19-02-2008 - 12:41)
Une bande annonce et une affiche prometteuse. Et un film bien décevant à l'arrivée. Filmé à la Blair Witch (décidément, je n'arriverai pas à m'y faire), on reste sur notre fin. On ne sait pas d'où vient le monstre, pourquoi il est la, ou est qu'il va (tout ceci laisse peut être présager une suite, filmée "normalement" j'espère). On a un début d'explication quand l'un des personnages mordu va mourir. Enfin, on va savoir !!! et ben non, on part sur un autre plan. Même si l'intensité est bien présente, la façon de filmer reste très particulière.
| Par defiler (Le 16-02-2008 - 22:19)
Une vraie surprise dans ce genre de film : un bon godzilla like comme on n'en fait plus. Grosse surprise aussi pour le monstre du film qui est totalement nouveau en terme de design dans ce type de film. L'aspect témoignage qui est rendu par la caméra ajouté au fait qu'il n'y a aucune musique rend le film très sombre et angoissant, de plus, cette absence de toute mélodie donne aux autres sons une plus grande importance et donne ainsi une vision plus réelle des évènements. Autre point qui m'a beaucoup marqué : le scénario. Centré sur des humains et uniquement des humains on se retrouve bien loin de la version US de godzilla, en effet ici on se rapproche plus d'un survival où le danger est très bien évoqué sans pour autant être présent. On a aussi (et je trouve que c'est le point fort de ce film) une totale obscurité sur ce qui se passe hors de la caméra : quelle est cette créature ? d'où vient elle ? pourquoi New York ? en existe t-il plusieurs ? quelle est la fin de l'histoire ? que fait l'armée ? Bref ce film laisse beaucoup (mais vraiment beaucoup) de question en suspend ce qui est parfaitement voulu (le film est produit par le producteur de la série LOST et son grand truc est de nous faire vivre une aventure mais quand il donne un peu de lumière on se rend compte qu'il ne fait qu'ajouter des questions au réponses qu'il a donné. Niveau casting: une ribambelle d'inconnus qui sont très crédibles dans le costume du new yorkais confronté à une menace inconnue sans compter que filmer avec une caméra d'amateur donne une porximité avec les personnages (quand ils courent pour fuir et qu'ils sont épuisés vous aussi vous vous sentez exténué bref de la vrai sensation)
C'est donc un film qui est très bon (j'attends sagement la sorti du dvd) que je vou recomande chaudement et qui vous fera oublier ces bonnes bouzasses que l'on diffuse encore sur paris (mention spécial a dante 01, plagiat totalement foireux de alien 3).
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