Sorties cinéma Sorties Cinéma en Janvier 2008 Mercredi 23 Janv | Critiques classées par dates : No Country for Old Men---------------------------------------------------------------Un film américain de Joel et Ethan Coen avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin, Garret Dillahunt, Tess Harper, Barry Corbin, Woody Harrelson, et Kelly Macdonald
Genre : Thriller - Durée : 2H02 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 14 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par anabase32 (Le 03-09-2008 - 00:44)
Bon, les Cohen, on les attendait un peu au tournant :en matière de comédie, ils avaient déjà pas mal défriché leur terrain. Et voilà qu'ils reviennent avec un film amer, coléreux. Ce constat de barbarie pouvait déjà se sentir dans la scène de "Fargo" où la flic enceinte tombait sur ce tueur à la Landru qui se débarrasse du corps en le mettant dans une machine à faire de la sciure.
Ici, on ne retrouve pas le dynamisme de cette flic enceinte, cette foi en l'espèce humaine. Le flic est à bout de résignation, parce que complètement à la traîne: il n'a que peu d'atouts dans son jeu, il arrive toujours trop tard, au moment d'empiler les morts. Ses enquêtes ne peuvent aboutir : trop longues à mener, sur des territoires dont les juridictions changent, avec des tueurs trop mobiles...
Le personnage de Llewellin, amoureux de sa jeune-femme, le découvreur innocent de la mallette d'un deal de drogue qui a mal tourné et dont tous les protagonistes sont morts, celui qui traditionnellement dans le cinéma américain est l'homme de bonne volonté, l'apologie de l'honnête individualiste est assassiné froidement par le monstre ultime. Celui dont le seul ressort est l'argent, qui détruit quasi immédiatement tous ceux qui le rencontrent.
anabase32
| Par VincentLesageCritique (Le 18-03-2008 - 11:44)
"La plupart sont des sauvages... les autres, des hors-la-loi", dit un vieil homme à Tommy Lee Jones à propos de ses chats. Cette phrase aurait pu être retournée, répétée avec la même sagesse fatiguée, par ce shérif usé - magnifiquement interprété par Jones - au sujet de ceux dont il suit la trace. De loin, avec un recul un peu trop calme, trop tranquille, qui souligne évidemment cette prescience, cette connaissance de cette bonne vieille Amérique. Car No Country for Old Men, sous le déguisement de la chasse à l'homme implacable, se dessine bel et bien comme le portrait aride et médusé d'une terre de sang, d'un territoire de violence.
Un brave type, chasseur patient et mari intègre, découvre cette hécatombe, carnage d'une fusillade au cours d'un deal de drogue, dans ce désert du Texas. Et un peu plus tôt, un tueur s'échappa d'un commissariat, étranglant ce pauvre flic. Une minute de supplice, où dans le regard de ce Chigurth et dans la sécheresse de la scène, on comprend que tout se terminera tragiquement, que cette tuerie ne sera pas la dernière, que ça n'est qu'un sombre début. Un regard empli de dinguerie et de sang froid, glaçant. Une économie d'effet, juste près des corps, l'un se débattant éperdument, l'autre attendant sauvagement la fin. Le brave gars récupère un magot de cinq millions de dollars, presque malgré lui - "Où tu vas ?", "Faire la plus grosse connerie de ma vie" - et Chigurth s'en va le poursuivre. C'est en apparence simple. Avec McCarthy et les Coen, c'est radical.
Considérablement surestimé, Fargo brassait le même thème du magot découvert et s'affirmait au final comme un polar anodin bien que habilement ficelé. Mais ici, l'incroyable ampleur que prend le film tient à sa surpuissance, de récit, de mise en scène, d'acteurs. Et au fait que son caractère posé rend mille fois plus dense cette lente marche vers la mort, cette avancée castratrice dans un étau sanguinolent. Violence qui, au delà des cadavres, s'exprime encore plus clairement dans le jeu de Bardem, qui oscille constamment entre folie délirante et noirceur atroce. Le pile ou face de son état d'esprit repose essentiellement dans son économie de jeu, où une seule mèche en bataille dans sa coupe vintage exprime toute sa noirceur. Comme dans cette scène étirée dans la station service, où il reprend chaque phrase du cassier soulignant les absurdités émises, le forçant à parier sur la vie. On ne sait s'il faut rire ou trembler, et lorsqu'on opte pour l'une des deux possibilités, Bardem et les Coen nous impose littéralement la seconde, par le pur pouvoir de leur art. Et c'est ainsi durant tout No Country for Old Men, l'essentiel demeure ailleurs et là en même temps. Un meurtre : la folie du tueur, du fric : de l'espoir, une chasse à l'homme : un portrait dévasté de l'Amérique. Tour de force donc, sublime et magistral des frères Coen, à qui la Palme était pourtant toute destinée. Une fois encore, au delà de la récompense, le primordial réside ailleurs : dans un chef - d' oeuvre intense et bouleversant, qui vous laisse la bouche imbibée de poussière texane avec un sérieux goût de sang moite dans la gorge.
| Par magguy69 (Le 06-03-2008 - 19:47)
Encore un film encensé par la critique et l'on se demande bien pourquoi
certes, un meurtre toutes les 5 minutes, un Xavier Bardem certes excellent mais tout de même rien que de très banal, un bon polar sans plus, on a déjà vu mieux, c'est dire que les frêres Cohen sont à la mode
| Par bibi (Le 04-03-2008 - 09:51)
"No country for old men" est une réussite. Très sanglant, certes, mais l'on côtoie le milieu de la drogue dans sa forme la plus violente. Logiquement, on s'attend à ce que les "bons" viennent à bout du "méchant" mais cela ne se passe pas du tout comme cela. Javier Bardem est époustouflant en tueur psychopathe. La prestation de Tommy Lee Jones est déconcertante en policier désespéré. Sans révéler la fin du film, on sort de la séance avec un sentiment d'amertume et d'impuissance.
| Par Roberto (Le 02-03-2008 - 21:27)
En général les palmes d'or je me méfies, et encore plus des oscars. J'aurais dû
suivre mes habitudes plutôt que de foncer tête baissée comme un gros
consommateur décérébré. Mais j'ai une excuse. Fargo et Miller's Crossing, sans
doute le meilleur des frères Coen. Quelle déception. Non seulement je n'ai pas
vraiment compris toute l'histoire - qui a butté qui et qui et qui? - mais bon, je
vais lire le bouquin, mais là tous les prétextes sont bons pour montrer de
l'hémoglobine et la folie. On se dit que si les frères Coen n'avaient pas le
cinéma, ils finiraient en asile psychiatrique ou avec un fusil mitrailleur en train
d'arroser leurs copains de bahut! C'est la première fois que je pense, en sortant
de la salle, que ce genre de conneries risque vraiment de filer des idées aux
malades mentaux qui hantent les salles de cinéma. Tout est noir. Pas l'ombre
d'un message d'espoir. C'est no future du début à la fin. Merci les frangins
Coen mais on a pas besoin de ce genre de truc. Ah oui, j'ai lu dans une critique
précédente qu'il y a "un humour déjanté". Je ne sais pas où elle a ri, mais ça
devrait être un rire salement jaune. Le même que celui qui m'avait tant
dérangé lorsque j'étais allé voir il y a bien longtemps, c'est arrivé près de chez
vous. J'ose espérer pour elle qu'il s'agissait de ce même rire nerveux, celui qui
fait évacuer le malaise ou alors c'est vraiment grave! Une bonne grosse daube
américaine à éviter sans modération. Allez plutôt voir un film petit budget
comme les "liens du sang". En France on peut faire aussi bien que "la Nuit
nous appartient" avec beaucoup plus de finesse dans l'histoire et dans le jeu
des comédiens.
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