Sorties cinéma Sorties Cinéma en Novembre 2007 Mercredi 28 Novembre | Critiques classées par dates : Ce que mes yeux ont vu---------------------------------------------------------------Un film français de Laurent de Bartillat avec Sylvie Testud, Jean-Pierre Marielle, Marc Rioufol, James Thiérrée, et Agathe Dronne
Genre : Thriller - Durée : 1H28 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 4 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par Kinopoivre (Le 30-11-2007 - 16:12)
Un film qu’on aimerait aimer, car il a de l’ambition et sort des sentiers battus de la comédie de mœurs à la française. Hélas, il est assez imparfait, surtout en ce qui concerne les personnages. Ils sont trois. Sylvie Testud est une étudiante fauchée qui tente de faire une thèse sur un point de la vie et de l’œuvre du peintre Jean-Antoine Watteau : il aurait représenté sur ses tableaux, de façon récurrente, et de dos, une femme inconnue. Qui était-elle ? L’a-t-il aimée ? Etc. Jean-Pierre Marielle joue un érudit, professeur d’université, que cette minuscule énigme a naguère intrigué, mais qui a échoué dans ses recherches. Cliché : il jalouse les progrès de l’étudiante et fait tout pour la dissuader de réussir dans son projet. On a vu cela cent fois, et c’est prévisible. Enfin, James Thiérrée, l’un des rares acteurs qui vaille le déplacement car c’est un génie de la scène, interprète un mime sourd-muet, qui va mourir d’une rupture d’anévrisme après sa rencontre avec l’étudiante. Il est navrant de le voir gaspiller son immense talent dans un rôle inutile. Oui, bien sûr, on essaie de rapprocher sa silhouette de celle du Pierrot de Watteau (celui qu’on surnommait « Le Gilles » et qui a pris, au Louvre, l’ancien emplacement de la Joconde), mais c’est vraiment laborieux et de peu d’intérêt.
Les scènes documentaires sur la peinture passionnent, et l’on voudrait en apprendre davantage. En revanche, les péripéties de l’affrontement entre l’étudiante et le professeur n’inspirent que l’ennui. Enfin, les scènes d’hôpital sont ratées : où a-t-on vu que le corps d’un malade décédé est inhumé dans les deux jours parce que personne ne l’a réclamé ? C’est l’une des plaies du cinéma français, la description d’un milieu que le réalisateur ne connaît pas et qui, sans le savoir, accumule les bourdes.
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