Sorties cinéma Sorties Cinéma en Sept. 2007 Mercredi 12 Sept | Critiques classées par dates : La Question humaine---------------------------------------------------------------Un film français de Nicolas Klotz avec Mathieu Amalric, Michael Lonsdale, Edith Scob, Lou Castel, Laetitia Spigarelli, Delphine Chuillot, Nicolas Maury, Jean-Pierre Kalfon, Valérie Dréville
Genre : Drame - Durée : 2H21 mn
Donnez votre opinion sur ce film |
|
Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 11 critiques| La note moyenne des internautes : | |
|
Par Cathy K (Le 24-01-2008 - 11:06)
Film qui m'a beaucoup interessée. J'ai trouvé pertinent (quoique tellement exagéré) la comparaison des méthodes d'élimination dans les entreprises et des nazis. J'ai trouvé insupportables (au sens physique du terme, car extremmement dérangeants -Je ne veux pas dire nuls, mais j'avais envie que ça s'arrête!-) certains moments comme ces fêtes, plus oniriques que réelles, ou même le flamenco ou le fado. Les trois acteurs principaux sont excellents comme d'habitude, et les personnages qu'ils interprètent, très forts.
Le gros défaut que j'ai trouvé à ce film, c'est qu'on ne comprend pas bien le scénario (je suis française et donc cartésienne; j'aime comprendre), les relations entre les personnages. J'ai ma version de l'histoire, mais j'aimerais bien la confronter avec celle de quelqu'un, qui croit avoir compris.
Je crois que le manque de réalisme de ce film a fait partie de ma (relative) déception: j'ai longtemps travaillé dans une grande entreprise et je ne me suis pas reconnue. Bien sur, c'est un parti pris du réalisateur: tout est outré, tout message est souligné. mais le résultat de cette provocation révulse.
Un film à voir si on a envie de réfléchir... . mais n'est-ce pas fait pour ça, le cinéma?
| Par Cinéphile (Le 16-10-2007 - 07:33)
Les images sont sublimes et les acteurs Amalric et Lonsdale portent dramatiquement le film. Il faut aussi le voir pour les problèmes d'éthique auxquels nous sommes parfois confrontés dans nos organisations.
| Par loup blanc (Le 08-10-2007 - 19:54)
Incroyable mais vrai: Amalric, Lonsdale et Kalfon sont au générique de ce film pseudo-philosophique et prétentiard. L'action (?) a pour cadre une entreprise dans laquelle un psychologue (Amalric) contribue à sélectionner les futurs licenciés sous la houlette de ses patrons Lonsdale et Kalfon. N. Klotz met plus de la moitié du film à planter le décor: on y voit une armée de robots, digne de celle de Zorglub, au service du capital, et comme un poisson dans l'eau, notre psychologue qui fait parler et espionne tout ce joli monde avec des méthodes déjà décrites dans d'autres films et de façon bien plus vivante qu'ici: en effet le réalisateur croit faire du grand art en demandant à ses comédiens de garder la même expression pendant 2h 20; c'est pitié de voir Amalric (pour moi le meilleur comédien français avec V. Cassel), le visage botoxé, alors qu'il faut au contraire le laisser vivre et rayonner. Le seul à émerger est Lonsdale (tellement ridé que le botox n'a pas d'effet sur lui) qui est excellent. Dans la 2° partie on constate avec effarement que l'idée sous jacente est: le capital=le mal=la shoah ou encore le psy=le nazi et la charette des licenciés=le camion gazeur de juifs. Je passe sur une séquence interminable dans une boîte de nuit avec réveil des protagonistes le lendemain matin sur un trottoir (on se demande comment cette dernière scène, d'un grotesque achevé, a pu rester au montage) pour dire un mot du final: un monologue monotone sur les exactions des nazis absolument hors sujet; on a l'impression que Klotz a voulu singer C. Chaplin déclamant son discours à la fin du "dictateur"; mais n'est pas Chaplin qui veut! Nous sommes dans un pays de donneurs de leçons qui ne connaissent pas le sens des mots. PS: on lira avec profit, ci dessous, la belle critique de Serge M avec laquelle je suis en gros d'accord (à part son aversion pour Heidegger que je ne partage pas). Comme il le dit si bien, il faut faire lire Wittgenstein à Klotz (entre autres); pour la petite histoire, Wittgenstein, un grand blond, alpiniste émérite, était, enfant, dans la même classe qu'un certain Adolf Hitler; bien sûr Wittgenstein était un élève brillant faisant de l'ombre à ce pauvre Adolf; certains exégètes ont d'ailleurs émis l'idée que la haine des juifs de ce dernier proviendrait de cette période de sa vie.
| Critiques précédentes : 1 2 3 4
Profitez de cet espace : donnez vous aussi votre avis sur ce film
Ajouter la fiche du film La Question humaine dans vos favoris
|
|
| |