Sorties cinéma Sorties Cinéma en Août 2007 Mercredi 29 Août | Critiques classées par dates : Ceux qui restent---------------------------------------------------------------Un film français de Anne Le Ny avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Grégoire Oestermann, Anne Le Ny, Christine Murillo, Yeelem Jappain
Genre : Drame - Durée : 1H33 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 9 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par Andrée (Le 19-11-2008 - 15:19)
Le thème de la maladie est magnifiquement traité, avec beaucoup de pudeur et sans voyeurisme.
Superbe histoire jouée par des acteurs de talent.
La musique est très belle, et j'aimerais bien savoir qui interprète la chanson "When and where" (ou "Where and when") afin de pouvoir me procurer le CD.
Si quelqu'un peut me renseigner.
Merci d'avance.
| Par veronique pédréro (Le 09-10-2007 - 10:33)
Film sincère, tout en retenue, sans morbidité et appuis prolongés. Les acteurs tiennent parfaitement leurs rôles, sans trop en faire, entre souffrance(s), révolte(s), refus, abnégation ou ce qui pourrait passer pour de la lâcheté, alors que la vie continue avec ses bulles d'oxygène, ses sursauts, ses coups de gueule, son quotidien auquel il faut faire face. La fin de l'histoire reste ouverte, aucune conclusion ne nous est donnée, ni happy end ni désespoir, mais sans doute reflet de ce quil faudra affronter pour tenir et se (re)construire. Une approche juste de ce que l'entourage s'autorise ou non, avec cette culpabilité sous-jacente ou déclarée quand un proche s'en va ou risque de revenir tout autre.
| Par ANNIE (Le 19-09-2007 - 19:46)
Magnifique film, émouvant, douloureux car très vrai de ressenti,
les 2 acteurs principaux ont un jeu de rôle extraodinaire, un film comme on aimerai en voir plus souvent, bravo, bravo.
| Par salomé (Le 17-09-2007 - 15:23)
Ceux qui restent
Avec un titre pareil, évidemment, on peut craindre le pire et commencer à sortir les mouchoirs avant d’entrer dans la salle de cinéma. Hé bien pas du tout : si le sujet est effectivement ce que l’on sait et qui effraie tout le monde, car personne n’est épargné, directement ou indirectement, ce thème est réalisé avec une grande pudeur et une terrible lucidité que l’on doit à la réalisatrice Anne Le Ny et à l’interprétation si parfaitement réussie dans leurs rôles de Vincent Lindon et d’Emmanuelle Devos. Le premier, professeur d’allemand, très solide dans ses valeurs et dans sa vision du couple, rend visite toutes les après-midis à sa femme, qu’on ne voit jamais, mais qui est d’une telle présence dans son absence qu’on a envie de la voir ; la seconde, jeune graphiste, rend visite à un compagnon avec lequel elle ne vit que depuis un an et qui est atteint d’un cancer encore plus mal placé que celui de la femme, si l’on peut dire. Vincent Lindon, avec ce physique très particulier « malheureux », convient parfaitement dans ce rôle d’époux fidèle, maîtrisant la double souffrance de la situation, acceptant stoïquement les remarques désobligeantes de sa belle-fille, au-delà du possible, même si… Emmanuelle Devos, elle, brûle de vie, d’insouciance, de santé, et surtout elle n’a pas envie d’entrer dans une histoire aussi douloureuse pour laquelle elle n’est absolument pas préparée : elle se sent si pleine de vie. Quand on sort de ces deux histoires, il n’est pas possible de ne pas se poser la question de savoir ce que l’on ferait « nous » si ça nous arrivait. On comprend parfaitement les réactions de Vincent et celles d’Emmanuelle, dans leurs contradictions et leurs désespérances, exprimées de façon si différente. Voici un très beau film, qui ne donne pas envie de pleurer, mais de réfléchir au sort de « ceux qui restent » et pour cette inévitable prise de position, il faut voir ce film, absolument. Il a le mérite d’ouvrir les yeux sur la complexité des relations entre les malades et leurs proches. Extraordinaire parcours de sentiments, avant, pendant et après.
| Par Dominique (Le 12-09-2007 - 23:26)
Tout a été dit sur ce film : touchant, émouvant, vrai, sincère, qui transpire le vécu … et c’est exact. Malgré le sujet grave, il est traité avec délicatesse, simplicité et pudeur, ce qui ne doit pas être facile à faire sans tomber dans le pathos. Cela tient du fait que l’on ne voit jamais les malades comme pour les respecter, et de la fraîcheur et de l’humour d’Emmanuelle Devos. Ici, ce ne sont pas deux solitudes qui se rencontrent mais deux être humains qui se parlent, ou plutôt elle qui le force lui, fermé à l’expression de ses sentiments, à communiquer et à faire face à la réalité. Son cynisme et sa franchise ne sont pas ni déplacés ni insensibles ; au contraire, c’est le genre de vérité dont on peut avoir besoin en tant qu’extérieur à une maladie pour survivre à ce drame. La fin est ouverte, toutes les informations sont données pour imaginer la suite, mais c’est mieux ainsi et surtout cela reste dans la logique de ne pas tomber dans la sensiblerie : malgré quelques longueurs vers la fin, l’ensemble est cohérent, structuré, fluide et dont les interprétations mâtures et l’humour ponctuel créent une dynamique suffisante. Je suis rarement attirée par des films émouvants mais on ne peut être que séduit par ces tranches de vie plus dramatiques que mélo.
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