Sorties cinéma Sorties Cinéma en Août 2007 Mercredi 08 Août
DVD du film | Critiques classées par dates : Cartouches gauloises---------------------------------------------------------------Un film français de Mehdi Charef avec Assia Brahmi, Tolga Cayir, Mohamed Faouzi Ali Cherif, Mohamed Dine Elhannani, Betty Krestinsky, Mohammed El Amine Medjahri, Thomas Millet, Marc Robert
Genre : Drame - Durée : 1H32 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 7 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par mimie08 (Le 26-04-2008 - 06:15)
Film projeté dans le cadre des "Enfants du Cinéma" de Charleville-Mézières, bien programmé pour aider à réfléchir sur des événements passés qui concernent beaucoup les enfants issus de l'émigration comme ceux des rapatriés ou seulement ceux qui ont des ascendants ayant vécu cette guerre (je pense à leurs "papy" qui ont été envoyés ou rappelés par l'armée. sans pouvoir donner leur avis).
Non seulement ce sont des enfants qui sont au coeur de l'histoire mais nous les aînés, on peut d'autant mieux en discuter que nous avons vécu pendant cette période, et ces regards différents nous montrent l'absurdité des morts inutiles.
Un film qui devrait être mieux connu, surtout dans les quartiers où il y a un climat délétère causé par du racisme imbécile (aussi bête dans les 2 sens).
| Par Véronique Pédréro (Le 17-10-2007 - 10:16)
Film bien senti, sans effets, sans insistance sur les évènements, comme si ceux-ci finissaient parfois par (trop) se confondre avec le quotidien. Film sur l'amitié, les amitiés, les ambivalences, les ambiguïtés, les attaches, la séparation, le deuil, au-travers du regard d'un enfant surtout mais aussi de ses camarades. Comment l'enfance au seuil de l'adolescence est bousculée, trahie, galvaudée, détruite mais comment aussi les enfants parviennent à tenir au milieu des grignotages et des gravats laissés par l'Histoire qui s'écrit en souffrance, de part et d'autre.
Un film qui n'est pas réservé aux adultes et qui pose la question de l'après.
| Par Peggy Cantave Fuyet (Le 21-08-2007 - 13:52)
Le film ce passe à l'époque de la fin de la guerre d'Algérie (1962). On voit ce qui se passe par le regard de Ali, un enfant qui est très attentif à ce qui se passe autour de lui. C'est lui l'acteur principal. Il joue bien cet enfant! Il a un regard et un sourire magnifique! Vraiment. Et on arrive vraiment à se projeter en lui, dans la tête, dans le regard de ce petit garçon intelligent et curieux. On ressent bien les émotions par son jeu; surtout par le regard.
Le film a été financé en partie par L'Algérie, en partie par la région PACA. Il vaut la peine d'être vu. Il n'y a pas eu beaucoup de pub fait autour de ce film. Dommage, il n'attire pas plus les foules. Ce film est bien plus intéressant que bien des films qui passent et qui ont un succès non mérité.
| Par Françoise (Le 18-08-2007 - 10:00)
Bien vu, bien analysé! N'oublions que ce sont les souvenirs d'un enfant en la personne de Mehdi Charef! Il est très difficile de retranscrire avec objectivité des souvenirs aussi durs, poignants, pour les deux camps! Il a réussi! Le choix des acteurs est judicieux, leur jeu est juste sans mélo!
C'est un très bon film!
| Par Abraham (Le 16-08-2007 - 00:34)
On peut effectivement y trouver de belles intentions qui semblent s'essouffler
pendant que se déroule le film. Certaines séquences et belles images
surprennent lorsqu'elles apparaissent dans une mise en scène assez
minimaliste, notemment les images du départ des petits français, le regard des
enfants que le réalisateur semble avoir cristallisé en sa mémoire, et qu'il a
réussi créer à l'image, ou l'assassinat de cette femme, duquel il nous rend
témoin à travers une fenêtre dans un mur de pierre.
Quant à l'interprétation il me semble que l'on ne peut parler de naturel; les
personnages étant doués pour la plupart de beaucoup d'humanité, il va de soi
que le naturel ne suffise pas. Je pense par exemple au chef de gare. . dire que
le naturel est de rigueur serait confondre le personnage et l'interprétation.
Quant à la remarque de André Ruellan sur "les excès grimaçants d'un
lieutenant pour le moins psychopathe", j'ai envie de répondre que ce
personnage est celui -mis à part Ali- qui m'a le plus touché, car c'est celui
auquel l'histoire a accordé le moins d'humanité, et c'est celui qui arrive à la
faire ressortir cependant malgré sa violence, je pense notemment à cette scène
dans le marché, où l'on ressent une dualité dans le personnage qui peut
paraître "psychopathe", mais encore une fois, il ne faut pas confondre le
personnage et son interprète.
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