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DVD du film | Critiques classées par dates : Le Scaphandre et le papillon---------------------------------------------------------------Un film français de Julian Schnabel avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Hiam Abbass, Niels Arestrup, Fiorella Campanella, Jean-Pierre Cassel, Emma de Caunes
Genre : Drame - Durée : 1H52 mn
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Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 13 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par angie (Le 11-07-2007 - 21:08)
Cligner une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non » ; cest ainsi que Jean Dominique Bauby communiquera avec les siens et les employés de lhôpital de Berk après son accident vasculaire cérébral, le 8 décembre 1995. Atteint du syndrome denfermement, le « locked-in syndrome », il découvrira dès son réveil post-coma quil est totalement conscient mais quil ne peut ni parler ni bouger excepté son il gauche. Celui-ci sera son propre papillon avec le monde extérieur qui lui permettra de se libérer de son scaphandre.
Curieuse destinée que celle dun rédacteur en chef du magazine Elle, passionné de littérature et de voyages et qui envisageait lécriture dun roman inspiré du Comte de Montecristo dans lequel Dumas faisait déjà référence au Syndrome denfermement. Le personnage du Noirtier de Villefort et son propre sort ne semblent alors à ses yeux que former un seul être : un emmuré vivant. Une ambition trop grande qui finit par être punie ? a-t-il songé le journaliste pendant ces longues heures de souffrances mais qui ont donné lieu par la suite à une mémorisation de mots et de phrases dun livre dont jamais il naurait pu penser être lauteur.
Son livre, dicté lettre par lettre grâce au battement de sa paupière est son dernier souffle mais aussi un hommage à sa propre vie qui a inspiré le réalisateur-peintre Julian Schnabel et qui réalise ici son troisième long métrage. Attiré par lart du portrait et dhommes hors du commun comme le peintre Basquiat ou lécrivain cubain Reinaldo Arenas, Schnabel prend un risque majeur dans cette adaptation à savoir la fidélité du témoignage de Jean Dominique Bauby.
Le jeu de caméra subjectif avec lequel nous entrevoyons difficilement ce que lil de Jean Dominique Bauby tentait en vain de discerner, les flash back et la voix off de Mathieu Almaric sont une belle mise en scène du réalisateur qui réussit dans lensemble à ne pas instrumentaliser avec excès ces artifices. Jean Dominique Bauby y apparaît alors tout comme dans son roman, en un homme sensible, intelligent, drôle et fort. Le regard plastique de Schnabel fait également de son héros un être emprisonné, handicapé de la parole mais paradoxalement, extrêmement communicatif avec les autres. Une image trouble, des miroirs, des gros plans, de longs silences et des acteurs penchés sur le malade et indirectement sur nous, spectateurs sont autant de mouvements de la caméra pour mieux comprendre les derniers instants du journaliste. Des lettres et encore les mêmes lettres récitées machinalement E S A R I N T U
. tout au long du film forment un écho troublant pour chaque spectateur qui ne peut que partager avec Jean Dominique Bauby ses efforts surhumains pour accomplir un tel livre.
On y voit, néanmoins dans cette adaptation, un style plus personnel partagé entre lécriture fidèle du roman et une liberté créatrice. Des scènes de rêves trop nombreuses répondant à un besoin dévasion propre au papillon finissent par séloigner des vrais rêves racontés dans le récit de lauteur. Défilent alors de nombreux paysages ressemblant étrangement à des reportages télévisés ou autres scènes inutiles dimagination débordante dans lesquelles Mathieu Almaric mange gloutonnement des fruits de mer et embrasse goulûment sa douce assistante (Anne Consigny). Il est aussi séduit par lImpératrice Eugénie (Emma de Caunes), un fantôme qui hante les couloirs de lhôpital de Berk mais qui pourtant dans son roman se contente de passer sa main dans les cheveux de Jean Do. et de partager son fou rire nerveux. La simplicité et le sens esthétique de Schnabel font que les relations angoissantes et douloureuses du départ se meuvent en rapports sensuels, pleins de vie et de désirs. Lintensité donnée par les acteurs ne rend pas pour autant ce film pathétique qui fait souvent résonner des chansons de rock ou de chansonnettes emportant le spectateur troublé vers dautres émotions. Cest un film vrai et pudique à la fois tout comme les comédiens qui y jouent. Les femmes, à la fois divinisées et réelles sont très justement interprétées par Marie Josée Creuze et Emmanuel Seignier; les hommes plus discrets dans ce film Patrick Chenais, Max Von Sydow, Jean-Pierre Cassel, reflètent la complexité des rapports humains : patient/docteur ; homme/femme ; père/fils et prêtre/ croyant. La sobriété des rapports qui lient les personnages était nécessaire pour évoquer le choix des mots du dernier éditorial de Jean Dominique Bauby. Ce sont précisément ces mots qui donneraient la réponse à la dernière question de son récit : « y- a-t-il dans ce cosmos des clefs pour déverrouiller mon scaphandre ? ».
| Par prendreunenfantparlamain (Le 11-07-2007 - 12:54)
Ce film nous projette dans le corps d'une personne en perte d'autonomie, un réveil très douloureux dans l'atmosphère feutrée d'un hôpital, les sons parviennent, le cerveau réagit aux paroles, les yeux découvrent un environnement blanchâtre alors que les dernières images étaient empreintes de liberté, de grands espaces verts lors d'une promenade avec son fils... un réveil irréel et très douloureux.
Nous entrons dans "la peau" de cet homme Jean-Dominique, notre découverte est belle, drôle parfois et extrémement douloureuse. Le monde est différent lorsque le corps ne répond plus au cerveau qui lui est en pleine forme. Les rires sont internes, la colère ne peut s'exprimer, communiquer seulement par un clignement de l'oeil, apprendre à accepter cet état, prendre conscience que le monde est beau, que des détails nous avaient échappé, une redécouverte des éléments et de la beauté de notre environnement, la banquise qui s'effrondre une pure merveille.
Une leçon de patience, celle du malade et la belle complicité de son orthophoniste qui va l'aider à évoluer différemment, à sortir hors de ce corps bloqué comme dans un scaphandre, rigide, l'esprit est léger, libre d'évoluer, une belle leçon de vie, de courage.
Un jeune homme a brisé les vertèbres cervicales de mon fils lors d'un accident de voiture. Par respect pour lui et son handicap j'ai regardé ce film, vibré, pleuré. Mon espoir, que ce jeune homme handicapé ait le courage de regarder "Après Lui" et qu'il comprenne ma souffrance. Je ne porte pas de jugement, une déception toutefois, celle d'avoir perdu un fils de 24 ans, son meilleur ami refusant d'attacher sa ceinture de sécurité et lui donnant la mort lors de l'impact.
Ce film est une leçon de courage, pour le malade, le personnel médical et la famille qui doit subir cet état, un AVC est imparable, l'inconciense est inadmissible et augmente le taux d'handicapés. Devenir tégraplégique à 24 ans pour un refus de ceinture de sécurité doit pousser à la réflexion sur la valeur d'une vie.
Une maman en deuil
| Par nadine lejeune (Le 17-06-2007 - 10:48)
Un film bouleversant par sa capacité à nous faire ressentir l'enfermement dans lequel M BAUDY a vécu mais aussi un film plein d'espoir qui paradoxalement nous ouvre les yeux sur la beauté de la vie.
Beaucoup d'émotions et de scènes d'attentions et d'expression de l'amour décrites avec beaucoup de pudeur et d'authenticité.
On suit le cheminement intérieur de cet homme et de celui de tous les personnages qui l'entourent. La vie est réduite à son essence et chacun face à cette épreuve est amené à se dépasser et à grandir, pour s'abandonner et se donner totalement à l'autre et à trouver sa place.
Une belle leçon de vie et un regard qui nous invite à nous ouvrir à tout ce qui nous entoure et à devenir conscient que la vie telle qu'elle nous est donnée est un cadeau subblime mais que livrée à notre inconstance, sa valeur non échappe parfois.
dommage qu'il nous faille parfois passer par des épreuves si profondément douloureuses pour parvenir à exprimer l''essence de son être. merci à tous ceux qui ce sont donnés la main pour faire vivre l'expérience de cet homme et pour la production de ce film poignant.
BRAVO merci pour ce témoignagne d'amour et de tendresse qui oblige à reconsidérer notre propre regard. EEt dire que tout cela à était possible grâce à L'essence de cet homme;
Que peut on laisser de mieux comme témoignage de son passage ici bas ?
ne faut il pas voir dans ce film toute une chaîne d'hommes et de femmes dévouée et attachée à respecter et à poursuivre l'oeuvre et le message offert par M BAUDY.
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