Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 24 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par ulysse (Le 12-02-2007 - 22:37)
Une pure merveille, un monde sans bruit, pas de voiture, pas de mobylette qui "pétarade", pas de portable (enfin en principe car au cours de la séance nous avons eu droit à un portable qui n'était pas éteint) pas de politiques qui courent après le pouvoir, et se "crêpe le chignon" pas de cris, enfin 2h42 de méditation et de bonheur, au rythme des saisons, un monde respectueux, merci
| Par zaza (Le 08-02-2007 - 22:45)
Film très profond qui réveille notre conscience. La fin du film nous fait vraiment réfléchir sur notre mort avec une merveilleuse approche. Comment ces trappistes peuvent-ils supporter une vie si difficile? Après ce film j'ai passé une nuit très sereine. Merci
| Par Nicole (Le 06-02-2007 - 23:52)
Petit à petit, on se laisse glisser et on se sent bien dans cette atmosphère de paix et de sérénité et on se dit, comme ce bon vieux moine aveugle:"il n'y a qu'à faire comme ça", se laisser porter par l'amour de Dieu, cela paraît si simple!
| Par psautier (Le 01-02-2007 - 20:50)
Heureuse de lire tous ces commentaires de gens différents, ayant aimé Le grand Silence pour des motifs parfois différents mais ayant tous vibré à la vérité qui émerge de ces 2h40 de film. Beau pour ceux qui prient et ceux qui ne prient pas, ceux qui "croient" et les autres; j'y vois un signe de vérité humaine : chacun est touché là où il faut! Mais cette Christine qui persifle pitoyablement en criant à la platitude et la nullité, Ciel, comment n'a-t-elle pas compris que: platitude, nullité ? Oui, mais pas là où elle croit...
CQFD
| Par Patrick (Le 01-02-2007 - 20:47)
Il a fallu plus de seize ans à Philip Gröning pour avoir l'autorisation de filmer dans le monastère sous conditions: seul, sans équipe d'assistant, sans musique et sans bruit. C'est réussi ; outre les magnifiques images de la nature et de la Grande Chartreuse sous la neige, Philip Gröning nous fait toucher du doigt le sens de la vie de ces moines que nous n'arrivons pas facilement à appréhender.
Le film est silencieux : peu de paroles, pas de musique mais quelles images ! "Un prodige d'ombre et de lumière, de beauté naturelle et de grâce surnaturelle, du temps qui s'écoule et de l'éternité qui subsiste. "
Des images qui reviennent sans cesse, comme la goutte d'eau qui tombe du bassin en émail dans l'évier, les portraits de moines face à l'objectif, sans un mot, le regard fixe, quelques battements de cils et, parfois, un tremblement de lèvres, l'esquisse d'un sourire.
La répétition de cartons (écrit), des mêmes plans qui reviennent incessamment, de mêmes images, se conjuguent avec la fin du film qui se termine comme il a commencé, dans le même hiver avec les mêmes séquences, pour un éternel recommencement ; donnent une impression d'éternité. Justement, dès le début du film on apprend que ces moines sont à la recherche de l'Eternel.
Évidemment, on ne peut pas ne pas se poser de questions, qu'est ce qui peut bien attirer ces hommes pour accepter tant de renoncements, et on comprend vite que leur vie n'est rien d'autre qu'une continuelle, perpétuelle prière. Comme le balancier maintient l'équilibre du funambule sur son fil, la prière maintient ces moines dans leur quête.
Peut être est-ce l'influence des images du monastère dans la montagne enneigée, mais ces moines m'ont également fait penser au moines bouddhistes, retirés complètement dans des temples, qui méditent à longueur de journée, loin de tout. Resterait à définir la différence entre méditation et contemplation ?
Matthieu Ricard, moine bouddhiste connu, a écrit un livre dont le titre est "L'Eternité dans la paume de la main", et bien en sortant de la salle on a l'impression d'avoir frôlé cette éternité, tant Philip Gröning a su établir la relation au temps. Ce film long de plus de deux heures est aussi un film sur le temps, par le rythme des journées et le rythme des saisons.
Des scènes émouvantes restent à l'esprit, en particulier le moine aveugle, le seul à parler dans le film, le portrait d'un moine âgé, grabataire et presque au bout du chemin, les soins à l'infirmerie.
Nous devons remercier Philip Gröning pour ce film hors du commun, et aussi, bien sûr, ces moines qui ont accepté de nous livrer ce qu'ils ont de plus intime.
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