Sorties cinéma Sorties Cinéma en Octobre 2006 Mercredi 04 Octobre
DVD du film | Critiques classées par dates : Le Parfum---------------------------------------------------------------Un film américain et allemand de Tom Tykwer avec Ben Whishaw, Dustin Hoffman, Alan Rickman, Rachel Hurd-Wood, Paul Berrondo, Carmen Contreras, Jesus Del Caso, Anna Diogene, Sam Douglas, Alba Fer
Genre : Drame - Durée : 2H27 mn
Donnez votre opinion sur ce film |
|
Classement par dates (Plus récentes à anciennes) - 41 critiques| La note moyenne des internautes : | |
|
Par jipi (Le 18-06-2010 - 12:30)
"L'ame d'un être est son odeur".
Le « Parfum » est la recherche d’une luminosité odorante acquise en
des temps crasseux. Une rage de vivre des la naissance dans une
tapisserie nauséabonde d'immondices et d’ocres sombres foulées
par un esprit malade capteur de senteurs conquises par le crime.
La conception d’un arome inconnu s’élabore par des gestes lents et
minutieux sur fonds de ruelles désertes. Une proie spécifique est
traquée puis humée par des narines grisées de ressentir de
nouvelles odeurs indescriptibles.
La traque reste quelquefois inassouvie en épargnant provisoirement
quelques bienheureuses échouant momentanément aux portes de la
mort distribuée par un être absent, passionné, presque muet
attribuant des gestes limpides à une obsession enivrante entretenue
par d’éternels ingrédients traqués la nuit tombée.
Un nez diabolique exécute merveilleusement une palette sensitive
hors du commun en s’emparant de vestiges féminins dénudés
offerts aux degrés indispensables évolutifs menant vers la perfection
d'une idée.
La lucidité d’un homme récupéré par la démence d’une conception
machiavélique n’est plus palpable.
« Le Parfum » détient une lenteur lancinante, un texte débité
minutieusement sur des images de visages marqués par la
transcendance, la convoitise, la surprise et la peur que l’on a le
temps d’admirer dans une reconstitution exemplaire d'une époque
sans pitié.
Des moments sublimes rarement vus au cinéma extraordinaires et
somptueux. Une dépendance folle et collective envers un
personnage plus déterminé par la mission que par la perversité,
perçu comme un ange par une populace rongée de voyeurisme et de
puanteur copulant sans réticences sous la dépendance d'un nectar
inconnu.
La longue séquence de l’exécution de Grenouille est un
aboutissement. Elle dépeint merveilleusement la prise du pouvoir
des senteurs régénérant chez l'être humain la soif des caresses.
| Par Gilda (Le 16-07-2009 - 11:50)
Réaliste et enrichissant. Né sous l'étal d'une poissonnière, un bébé abandonné à lui-même après l'accouchement se voit d'abord soumis à toutes sortes de traitements de son siècle moyenâgeux chez des personnes inconnues. Il finit par rester un long moment chez une sorte d'esclavagiste de l'époque qui le reconnaissant travailleur lui octroie des privilèges, comme le droit de livrer en ville. Là, observant de gentes dames jolies de surcroît rousses, avec l'attirance et l'empathie innée sûrement par attavisme que ça lui procurent, à travers des vitres de boutiques de luxe (des parfumeris) où il les regarde humer leurs poignets; il les imite, sent tout ce qui passe à porter de ses narines; il se découvre un nez! Ce film exceptionnel vous montre que l'amour n'a pas de limite quand l'éducation fait défaut, cette sorte de pureté pourrait se nommer sauvagerie ou homme dénué de tout sens moral ou de toute impropreté pensant agir pour le bien en ignorant le mal. détestant qu'on lui dise "non" il s'approprie par la ruse ce qu'on lui refuse, pourtant demandé avec toute la délicatesse d'un homme des bois. Jai d'abord mis mes mains sur mes yeux devant une telle réalité puis écartant mes doigts, j'ai supporté l'insupportable des images gravées à tout jamais dans ma mémoire. La prestation étonnante des acteurs imprimée définitivement comme subliminale qui vous réjouisse d'être née pour avoir pu un jour voir un tableau inoubliable brossé avec un talent indescriptible vous plonge dans un délire transcendentale d'amour et de beauté alliés à d'ultimes pensées cosmiques
| Par Françoise (Le 04-04-2007 - 00:02)
J'avais adoré le roman. Très inquiète quant à la traduction sur écran, je n'ai pas été déçue, musique magnifique, chaque image fait penser à un tableau de Vermeer (jeux de lumière et accord chromatique dans ce Paris de fin de siècle) puis la couleur et l'éclat de la Provence (Matisse) Bon jeu des acteurs dans un ton juste.
| Par Françoise (Le 15-12-2006 - 13:26)
Comme beaucoup de personnes j'ai adoré en son temps le livre et j'attendais fébrilement la traduction cinématographique. En général j'ai souvent été déçu de l'un à l'autre. Là au contraire j'ai eu parfois l'impression de "sentir" ce quartier misérable du début, puis le raffinement dans la recherche olfactive des parfums, des fleurs, de la lavande. De jolis tableaux également de Vermeer, puis comment ne pas évoquer Cézanne et ses tableaux provençaux. La musique porte également très bien cette ambiance de la recherche du pouvoir suprême. Bravo dès sa parution il fera parti de ma vidéo personnelle
| Par Sana (Le 28-11-2006 - 01:13)
Le parfum. Un mot de sensualité et de volupté. Les senteurs sont toujours étroitement liées à l'amour. Et pourtant. Dans une France au XIXème siècle, répugnante et sombre, Jean Grenouille tentera de l'illuminer de son génie olfactif. Son univers sans jugement fera de lui un meurtrier ammoral à la quête de la perfection et surtout à la quête de soi-même, d'une existence. Cette adapation du roman de Süskind, est à travers le héros une vision philosophique où la vie, la mort, et l'amour sont toujours liés, où le génie de Grenouille ne peut être qu'admiré et plaint; Car oui, on ne peut lui en vouloir de sacrifier pour l'amour de l'humanité et pour sa propre survie: celle à travers les yeux des autres.
| Critiques précédentes : 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Profitez de cet espace : donnez vous aussi votre avis sur ce film
Ajouter la fiche du film Le Parfum dans vos favoris
|
|
| |