Par souris (Le 04-08-2008 - 23:59)
Sortie à peine du film loué tout à l'heure, je suis encore à mi-chemin entre le dedans du film et le dehors, c'est pour ça d'ailleurs que je me lance dans la rédaction de ce petit article, je ne sais pas encore bien ce que je fais. Mais pourquoi pas. Et je suis toujours comblée quand un film me laisse dans cet état second. Ce n'est pas si fréquent.
C'est à la fois la musique, le rythme du film, la superbe fragilité des personnages, la fin suspendue comme un avion dans les airs pour on-ne-sait-quelle destinée.
C'est un film humble, qui respire au rythme de ses personnages, avec le souffle court comme celui d'un vieillard, lent et méticuleux.
Pourquoi 8 sur 10 ? Parce que ce n'est pas un film qui recherche la gloire, frivole et vaniteuse, 10 sur 10 non ça n'irait pas, d'abord parce qu'en toutes circonstances 10 sur 10 c'est une note embarrassante à donner et que l'on ne peut jamais la justifier, c'est une note trop invraisemblable. Et puis 10 sur 10 c'est une note de vainqueur, et ce n'est pas l'esprit du film. Mais 8 c'est une bonne note, la note que l'on pourrait peut-être donner à Marta pour être une bonne employée. Attention je n'ai pas dit que c'était un film de "bon ouvrier", je rends au contraire hommage au talent du cinéaste et de son équipe. Mais après tout, étant donné le regard très noble et respectueux qu'il porte sur ses ouvriers de personnages, je me dis que le rapprochement n'est pas si déplacé que cela.
Quelques questions me taraudent néanmoins :
Qu'est-ce qu'elle a écrit sur son mot à Herman, Marta ? Et pourquoi elle n'est pas là dans la scène finale ? Etrange cette émancipation soudaine... Qu'en dites-vous ? Est-ce qu'on peut se faire pousser des ailes comme ça subitement à 60 ans ?
En espérant n'avoir pas été trop somnambulique, je vous remercie de m'avoir lue et peut-être de réagir à mes questionnements.
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