Sorties cinéma Sorties Cinéma en Juillet 2009 Mercredi 01 Juillet | Vos critiques du film Whatever Works---------------------------------------------------------------Un film américain de Woody Allen avec Evan Rachel Wood, Larry David, Michael McKean, Patricia Clarkson, Ed Begley. Jr, et Henry Cavill
Genre : Comédie romantique - Durée : 1H32 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 6 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par Lionel (Le 01-07-2009 - 22:48)
Un film récent de Woody Allen s'intitulait "Everybody says I love you";
Parallèle amusant, car à la sortie de la salle "Everybody has got the
banana". Les spectateurs semblent unanimement passer un bon
moment (et l'on passe effectivement un agréable moment) pendant
cette heure et demie de dialogues ciselés au scalpel par un Maître Allen
au sommet de son art qui nous livre en quelque sorte son testament
cinématographique exhaustif. Tout y passe, tout Woody est inclus dans
ce film dans le film, raconté par son clone psychotique qui nous livre ses
pensées, ses haines, ses doutes, ses convictions sur la société, la
religion, l'économie, le sexe, la politique, la famille, l'Homme... Etc...
"Manhattan" n'est pas loin, mais l'homme a mûri et a ajouté une
dimension épicurienne à son credo.
Toutes les répliques, si alambiquées soient-elles, font mouche. Une
mention spéciale à "J'ai telle maladie... mais aucun médecin ne veut la
voir !".
Le casting n'est pas mal non plus avec une nouvelle recrue bien à sa
place, en la personne d'Evan Rachel Wood, blonde de service, dont la
plastique sert agréablement et efficacement le scénario.
Certainement un des meilleurs films de Woody Allen depuis 5 ans, qui
retrouve sa signature et ses fondamentaux. Excellent remède contre la
sinistrose.
| Par salomé (Le 08-07-2009 - 19:30)
Enfin un film d’été drôle et intelligent, comme sait si bien le faire Woody Allen, qui s’adresse tout au long du film au public, un grand classique chez le cinéaste américain et qui marche toujours. C’est une fine analyse sur tous les thèmes de la société, et où tout le monde en prend pour … son compte. En fond de toile, une adorable très jeune fille, en fugue à New York, et qui met un vieux grincheux, se prétendant un génie, dans l’impossible de la remettre dehors comme prévu. Evidemment, Boris a pris l’habitude de la voir s’occuper de lui car il est toujours en proie à mille et un maux imaginaires. La jeune Mélanie lui demande de l’épouser, ce qu’il finit par accepter. Et le destin se remet en route avec l’arrivée imprévue de la mère (à la recherche de sa fille), qui de vertueuse épouse passe à un stade très libéré de vie sexuelle tout en devenant une artiste versant dans la pornographie avec pudeur. Arrive le père qui ne comprend pas que sa femme qu’il a quittée pour sa meilleure amie ne lui revienne pas et qui finit par comprendre que l’entente sexuelle entre leur couple ne pouvait fonctionner car il est de « confession homosexuelle » et rencontre le grand amour. Mélanie, toujours aussi naïve, finit par accepter l’amour avec un séduisant acteur que sa mère lui a mis sur son chemin. Bien sûr que tout tourne autour du sexe et des beaux sentiments avec une délicieuse légèreté qui permet aux sujets traités de passer allégrement. Le ton est alerte, toute l’actualité bien passée au crible. C’est un enchantement verbal et d’un niveau intellectuel fort plaisant. En conclusion, ne tentez rien dans la vie, le destin s’en chargera toujours pour vous. Enfin, c’est la philosophie de Woody Allen. Et ne cherchez surtout pas de morale dans ces situations, il n’y a que la vérité nue et crue comme un ver de terre.
| Par jipi (Le 18-06-2010 - 17:20)
« L’illusion d’avoir un sens apaise la panique »
Tourmenté par l’ulcère, transcendé par la misanthropie et le
mécontentement permanent Boris Yellnikoff chauve, boiteux,
divorcé, suicidé raté, professeur d’échecs intolérant, irascible
Physicien distant, prétentieux déchu et cloitré voit toute cette
panoplie négative s’effriter suite à la rencontre la plus improbable
qui soit.
Une nunuche jeune, belle et naturelle apparue soudainement dans
l’existence d’un pestiféré entretient dans un premier temps les
constats réactionnaires d’un vieux ronchon lui permettant de
conserver sa différence pour enfin obtenir la restauration d’un état
oublié, un savoir vivre en groupe respectueux et tolérant.
Un QI solitaire et dépressif en guerre contre le monde entier, réfugié
dans un mépris considérant ses contemporains comme des vers de
terre est rapatrié dans le monde des vivants par une simple d’esprit
désirant être la femme d’un génie.
« Whatever Works » outre son aspect décelant un manque
antinomique commun et son unification par le mariage entre deux
composants d’une génération différente est une comédie douce
amère révélatrice de l’échec d’un monde uniquement basé sur
l’entretien dans le temps des institutions politiques, morales et
religieuses dont les têtes pensantes sont périodiquement
remplacées.
Cet état de soumission perpétuel envers un régime pédagogique ou
nos comportements sont préformatés par des procédures d’éthiques
crée la révolte de certains individus décelant en interne une
personnalité propre et créative exclues d’un parcours imposé par
l’obligation de plaire et surtout d’entretenir une machinerie collective
bien pensante et dominatrice
« Il n’y a personne là-haut » semble être une des conclusions de cet
opus initiatique incitant les êtres à se découvrir et s’assumer par
eux-mêmes dans un univers dominé par la chance ou ils peuvent
malgré tout étaler leurs véritables personnalités tout en participant
au monde.
A voir absolument
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