Par Claudette Lavabre (Le 23-06-2009 - 10:04)
Malaise dès que défilent sur l'écran les noms prestigieux des mécènes. Capitalisme assumé par chacune des marques partenaires en peine contradiction avec le message du film. Comment changer les règles du commerce mondial ( productivisme, profit et autres maux du capitalisme non régulé ) sans remettre en cause les fondamentaux du modèle libéral et leur symbole le plus voyant : les industries du luxe ? Contradiction totale entre le message et le choix des sponsorts. Ce n'est pas nouveau et diaboliser les industries du luxe seraient stupides. Si le radicalisme est contreproductif, comment éveiller les consciences et changer le monde ?
Malaise, l' impression d'être manipulés quand l'esthétisme soutenu par les violons nous détourne de l'esprit documentaire.
Malaise d'entendre un discours pédagogique pontifiant avec une conclusion qui contredit le parti pris de catastrophisme radical.
La culpabilité, les bons sentiments ne nous sont pas épargnés. Sur un sujet aussi grave que le devenir de la planète et donc de l'humanité, j'attendais un autre film. Pour comprendre les contradictions de nos comportements humains, prendre en compte de nouvelles valeurs, vivre autrement, le catastrophisme esthétisant du film sera-t-il suffisant ? J'en doute.
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