Sorties cinéma Sorties Cinéma en Déc. 2008 Mercredi 24 Déc. | Vos critiques du film Louise Michel---------------------------------------------------------------Un film français de Gustave Kervern et Benoît Delépine avec Yolande Moreau, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde
Genre : Comédie - Durée : 1H30 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 11 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par mag (Le 28-02-2009 - 23:50)
Un film épatant, surprenant, décalé, dérangeant, et j'en passe... ce flm aborde de nombreux thémes de société (transexualisme, chômage, réinsertion, illétrisme, la mort, les délocalisations,... )de façon surprenante. un humour brulant, décapant. un film a voir plusieurs fois, une première avec l'effet de surprise détonnant de ce film, ensuite pour revoir les choses avec du recul et se permettre une réflexion. et surtout n'hésitez à discuter de ce film, il fait réfléchir. sans oublier l'interprétation de yolande moreau toujours aussi extraordinaire, c'est une vraie comédienne, d'une rare qualité...
| Par Roberto (Le 16-01-2009 - 22:31)
Vous aimiez les Frères Cohen du temps de Fargo. Alors courez vite voir cet
OVNi bien de chez nous. Les Déchiens sont de retour. Humour décapant et
déjanté. Notre société débile de consommation passée au karcher du non sens.
Un pur moment de bonheur.
| Par claude (Le 19-12-2008 - 00:24)
Louise Michel, film de Gustave Kervern, Benoît Délépine
Voici encore un petit chef d'oeuvre d'humour disjoncté et... d'intelligence. Oui
d'intelligence parce que ce film d'aujourd'hui nous parle de notre époque où le
mot crise est dans toutes les bouches et surtout dont la réalité est de plus en
plus répandue. Les délocalisations, les mises à pied, les paradis ficaux,
théoriquement, ça ne fait rire personne. Eh bien non, dans le film Louise Michel,
on rit de bon coeur de ces personnages attachants, simples, souvent
maladroits... qui nous ressemblent malgré tout.
Nouvelle occasion en tous cas pour Yolande Moreau de montrer son grand
talent. Dans le rôle de Louise, elle joue une ouvrière taiseuse mais qui saura, à
l'occasion, trouver les mots pour le dire. Elle qui ne sait lire que les voyelles, elle
porte en elle un passé qu'on ignore mais qui a dû être lourd à porter au point
qu'elle saura aussi laisser éclater sa colère quand il le faut. Son partenaire fort
bien interprété par Bouli Lanners, faux tueur trop sensible et trop gamin, campe
un personnage haut en couleur et jouant la stupidité presque naturellement. Un
tueur professionnel à mourir de rire en quelque sorte !
Dans cette fiction, les auteurs Gustave Kervern et Benoît Délépine montrent une
liberté folle et une rigueur esthétique qui les honore. Imaginatifs et précis,
créatifs et à l'humour décapant, ils donnent l'impression de n'avoir aucune
limite. Ils peuvent tout se permettre à travers des personnages semblant
pourtant directement pris dans la vie quotidienne.
Ce film recèle quelques moments d'anthologie: le discours du contre-maître
juste avant la délocalisation de l'usine, Louise devant une panneau dont elle ne
peut déchiffrer à haute voix que les voyelles, la même Louise taiseuse dans la
réunion syndicale où elle finit par apporter la solution, Louise encore, sous le
regard de piliers de bistrot estomaqués, Louise qui rit à gorge déployée devant
un dessin animé télévisé pour enfants, l'évocation d'un paradis fiscal, Louise
encore et encore faisant preuve d'autorité devant le tueur découragé auquel elle
crie " Sois un homme au moins une fois dans ta vie, connard ! " etc.
Yolande Moreau a été découverte au théâtre par Agnès Varda qui la fait jouer
dans le court-métrage 7 p. , cuis. , s. de b. ,... à saisir, en 1984, puis l'année
suivante elle interpréte la bonne Yolande dans Sans toit ni loi. En 1989, elle
rejoint la troupe de Jérôme Descamps et Macha Makeieff et elle deviendra un
des piliers des célèbres Deschiens. Elle aime beaucoup évoquer son expérience
avec Dominique Cabrera, pour Le lait de la tendresse humaine, film dans lequel
elle interprète le personnage de Babette. En 2004, elle passe derrrière la
caméra pour Quand la mer monte, co-réalisé par Gilles Porte, film pour lequel
elle obtient un vrai succès public, et le César, le Prix Delluc de la meilleure
première oeuvre ainsi que le César de la meilleure actrice. En 2008, ce sera
successivement Musée haut, Musée bas, de Jean-Michel Ribes (où elle est
spécialiste d'art africain), Séraphine de Martin Provost (touchante artiste
méconnue partenaire du grand acteur Ulrich Tokur) et la voix d'une sorcière
dans Mia et le Migou de Jacques-Rémy Girerd, pour ne citer que ceux-là.
Demain, en 2009, ce sera Fréhel de Joann Sfar dans Serge Gainsbourg, vie
héroïque et De l'amour sinon rien de Claude Berne.
en attendant d'écrire et de réaliser à nouveau... On peut se demander " où
va-t-elle s'arrêter ?" (mais elle n'en prend heureusement pas le chemin) cette
GRANDE DAME du 7è Art si attachante et si vraie !
Petit conseil par rapport à Louise. Michel: Surtout ne quittez pas la salle pendant
le générique final. En effet, juste après, une petite séquence irrésistible arrive
comme une dernière "cerise
sur le gateau " dixit Yolande.
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