Par Cherry-lips (Le 22-12-2008 - 13:45)
Car « Quand rien n’est prévu, tout est possible. »
Antoine de Maximy.
Déjà connu depuis près de quatre années pour ses séries sur France 5 et Canal +, le baroudeur Antoine de Maximy cette fois, nous emmène de l’autre côté de l’Océan Atlantique afin de nous faire découvrir l’Amérique ou plutôt, les Américains.
C’est en tant que globe-trotter avec ses caméras prototypes embarquées, qu’il est parachuté (au sens littéral comme au sens figuré), dans le but de sillonner comme il peut les Etats-Unis d’Est en Ouest, de New York à Los Angeles, en passant par la Floride, La Louisiane, le Texas et l’Arizona et de nous faire découvrir qui sont vraiment les habitants de l’Oncle Sam. Vélo, autobus, corbillard, bref tous les moyens sont bons pour partir à la découverte de ce monde qui nous est parfois peu connu et qui nous semble si superficiel, tout en restant en dehors des parcours touristiques.
C’est ainsi qu’Antoine de Maximy, en s’incrustant dans divers foyers, peint un portrait sociologique des USA au travers de ceux que nous ne connaissons guère ou de ceux dont nous ignorions totalement l’existence jusqu’alors et de leur mode de vie. Qui aurait cru qu’en Amérique, à l’heure actuelle, des familles vivent encore sans électricité et sans eau courante ?
Rencontres cocasses, émouvantes, parfois même insolites, elles n’en restent pas moins instructives et authentiques.
J’irai dormir à Hollywood, pourrait nous évoquer les feux de la rampe, le Boulevard des étoiles, les vedettes, l’Amérique clinquante et riche comme on la connaît, bref le Rêve Américain dans toute sa splendeur… Mais pas du tout. Ce film d’une heure quarante est plus terre à terre, proche de la réalité ; et nous offre une vision juste de ce qui se passe véritablement là bas. Injustice, constats désastreux et dégâts sont visibles grâce à une immersion où l’on nous dévoile enfin la face cachée de toutes ces laissés- pour- compte. Et oui, il existe bel et bien des SDF à Los Angeles qui dorment sur la plage car ils ont tout perdu… Tout de suite, les USA sont moins glamour, non ?
La finalité de ce documentaire n’est pas d’être esthétique, ou d’avoir un bon scénario, puisqu’en effet, ici, le scénario est celui de la vie riche en rebondissements et en imprévus. Tomber en panne à cause d’une courroie qui lâche, n’est évidemment pas au programme. Quant à l’esthétisme, il est difficile de faire de beaux plans, de travailler les couleurs ou encore la profondeur de champ quand on ne possède principalement qu’une mini caméra qui est fixée sur soi- même… Wong Kar Waï n’a donc aucun souci à se faire… !
La finalité du film n’étant donc pas de faire du beau mais de l’utile, de l’instructif sans pour autant abandonner l’agréable, il n’est donc pas nécessaire de polémiquer sur des flous ou des contre- plongées surexposées. Le but du jeu est de faire découvrir au Français moyen, l’Américain moyen et de lever tous préjugés, pas comme le fait la télévision lors du journal de 20h, par exemple…
Ce documentaire le rend d’autant plus attirant et accrochant puisqu’il est généreux. Il n’est en aucun cas intéressé, les rencontres y sont donc fortes et saines, les gens simples, prêts à partager autre chose que du matériel.
Il est vrai que pour les amateurs de happy- end, ce film n’est pas recommandé, puisqu’il n’est pas fictif, et donc, pas tout rose. Il est réel à 200% et nous inculque comme il peut, ces notions parfois perdues qui sont les valeurs.
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