Sorties cinéma Sorties Cinéma en Août 2008 Mercredi 20 Août | Vos critiques du film Babylon AD---------------------------------------------------------------Un film français de Mathieu Kassovitz avec Vin Diesel, Lambert Wilson, Gérard Depardieu, Mélanie Thierry, Michelle Yeoh, Jérôme Le Banner, Charlotte Rampling, Joel Kirby, Souleymane Dicko, et Mark Strong
Genre : Science-Fiction - Durée : 1H41 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 9 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par Tworoff (Le 28-08-2008 - 15:08)
Bravo, car qui en France, à part Luc Besson peut approcher la science - fiction, réunir un tel plateau internationnal, de tel décors et s'inviter le temps d'un film dans la cour des grands, celle des maitres du genre, les indéboulonnables américains ? Personne ! Alors moi je dis bravo Mathieu et ce quelque soit l'attente des critiques et surtout la mission quasi impossible d'adaper le roman de Dantec " Babylon blues " déjà bien difficile à lire ! Alors chapeau aussi à Vin Diesel qui n'est pas que du muscle et Mélanie Thierry qui n'est pas que ravissante même si allons disons - le, elle est La Beauté ! Et, " cette captive aux yeux clairs " crève l'écran, à faire fondre la banquise et autres paysages sibériens... A suivre.
A voir, pour ce genre de cinéma, qui peut aussi être français.
| Par neoskywalker (Le 02-09-2008 - 11:43)
Porté par un casting international et adapté d'un roman complexe de science fiction, Babylon A. D affichait de grandes ambitions. La présence d'un réalisateur français aux commandes, en la personne de Matthieu Kassovitz, pouvait laisser espérer à un traitement plus ingénieux qu'une grande production Hollywoodienne. Les premières séquences du film rappellent irrésistiblement les Fils de l'Homme d'Alfonso Cuaron dans la présentation d'un monde sombre, ravagé par le désespoir et la pauvreté. Kassovitz y accentue dans son oeuvre l'aspect violent et brutal de l'univers dans une sorte de peinture des banlieues modernes. Mais une fois que l'intrigue prend son envol, l'oeuvre tente alors de mettre en place une réflexion sur la religion et son pouvoir économique ainsi que la science confrontée au mystique. Babylon A. D affiche dés lors un grand potentiel narratif et visuel.
Malheureusement, la complexité du récit est malmenée par un rythme effréné, typique des films d'actions américains. Les différentes péripéties s'enchaînent sans aucun répit et à aucun moment, le film ne prend le temps d'enrichir son propos et d'analyser la profondeur des thèmes abordés. Si la mise en scène de Matthieu Kassovitz fait parfois preuve d'un certain esthétisme et dépeint avec efficacité la violence du monde, elle manque néanmoins de fluidité et rend les scènes d'action souvent illisibles. Un montage ultra dynamique alourdit encore davantage le film et celui ci semble au bout du compte tiraillé entre le film d'action conventionnel et une réflexion universelle sur l'avenir de l'humanité, de telle sorte qu'il ne donne pas vraiment l'impression d'être maîtrisé par son réalisateur.
La richesse de l'oeuvre aurait pourtant pu être décuplée. A de trop rares reprises, le film révèle le potentiel qu'il porte en lui. Appuyé par une bande son efficace et une prestation des acteurs convaincante, Babylon A. D éveille plusieurs fois l'intérêt mais le film n'a pas l'audace de pousser son concept jusqu'à son paroxysme. Un dénouement expéditif laisse un amer goût d'inachevé et discrédite quelque peu l'ensemble de l'oeuvre. Le potentiel de Babylon A. D l'empêche de tomber totalement dans la médiocrité et lui permet d'assurer un divertissement honorable, mais il est certain qu'avec une audace et une ambition supplémentaires, un grand film de science fiction aurait pu voir le jour.
| Par Redlion (Le 03-09-2008 - 00:09)
Ahem... Vin Diesel, Matthieu Kassovitz. On s'imaginait déjà le tandem de choc. Excité à l'entrée, déçu à la sortie. On en attendait plus. Plus d'action, plus d'effets spéciaux. Moins de parlotte, moins de temps morts inutiles (non mais? les tigres?). On partait plûtot bien. Mais Le film s'étire sur une histoire qui met bien trop de temps à démarrer. On attend trop longtemps de savoir ce qui se trame dérrière le transport mouvementé d'Aurora(Melanie Thierry), Que Tourop(Vin Diesel), ex-mercenaire, doit "livrer" jusqu'à New York. Michelle Yeoh en bonne soeur "Kung fu style" les accompagne mais s'avère bien trop peu importante comme personnage dans l'histoire au final. Dommage. Le fil du film s'étire tellement qu'il finit par casser au moment même où l'on compte avoir des révélations. Les acteurs sont bons, c'est tout ce qui sauve la production. Je n'ai pas lu le livre, mais on sent que sa substance n'a pas été assez bien exploité. Mathieu Kassovitz n'est pourtant pas mauvais. Sans grande envergure malheureusement, Babylon AD ne fait ressentir aucun sentiment. Peut être pour une suite?
| Par jipi (Le 17-06-2010 - 10:58)
« Dieu nous a laissé le monde pour savoir ce que l’on allait en faire
».
Basé sur un contexte futuriste extrêmement déprimant « Babylon A. D
» montre des sites dévastés, explosifs bien à l’est d’une France
voyeuriste encore protégée de ces images hallucinatoires.
De la Serbie à Vladivostok toute une faune mal rasée ne fonctionne
plus que par elle-même. Tout ça fait bien peur en respectant un
processus cinématographique à la mode montrant un puzzle de
républiques yougoslaves ou Albanaises en miettes hyper
dangereuses dévastées, gangrénées par le terrorisme et la mafia.
En parallèle de la situation apocalyptique des lieux l’opus déverse de
la baston à tour de bras avec de temps en temps l’agréable refuge
émotionnel et réactionnaire du beau visage de Mélanie Thierry
stupéfaite devant les ravages d’une violence inconnue.
Proche par instants des « fils de l’homme » d’Alfonso Cuarón
dont il reproduit bien souvent la crasse urbaine « Babylon Ad » quitte
la voie royale d’un sujet captivant l’imaginaire de chaque génération
par une action basique.
La poursuite contre les scooters des glaces assassine était-elle
indispensable ? Par ce regrettable défoulement inutile l’œuvre déjà
fragilisée se retrouve sur le flanc.
Le mythe de l’élue indispensable et derniere chance d’un
redémarrage avant l’anéantissement total est intéressant. De plus
les progrès d’un rustre à la voix Française impossible s’humanisant
au cours d’un parcours initiatique est à prendre en considération.
Cet antidote Théologique déversé dans un océan Babylonien reste
bien conventionnel en préférant dévoiler un très beau tatouage sous
la douche plutôt que d’argumenter sérieusement sur un état des
lieux mondial sinistré.
Un point positif cependant la très belle et trop rapide visite de nuit
d’un Manhattan surdimensionné.
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