Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mai 2008 Mercredi 21 Mai | Vos critiques du film Un conte de Noël---------------------------------------------------------------Un film français de Arnaud Desplechin avec Catherine Deneuve, Jean-Paul Roussillon, Mathieu Amalric, Anne Consigny, Melvil Poupaud, Emmanuelle Devos, et Chiara Mastroianni
Genre : Comédie dramatique - Durée : 2H30 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 23 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par catneuve (Le 21-05-2008 - 21:01)
Un film magnifique, sans doute le meilleur de desplechin. très belle histoire les acteurs sont tous d'une jusrtesse incroyable. coup de coeur pour catherine deneuve vraie et émouvante. superbe. il faut aller le voir absolument pour son histoire parce que chacun se retrouve dans un des personnages.
il est vraiment prenant il mérite bien sa place a cannes!
allez y vous en resortirez changé.
| Par boud (Le 14-06-2008 - 13:25)
Ce film est d'une finesse, d'une intelligence rare. Une histoire qui nous touche tous forcément, puisque c'est une histoire de famille. Le tout réalisé, cadré merveilleusement bien, un jeu d'acteur exceptionnel, pour tous les personnages. Le film à voir depuis Rohmer et Schroeder. Une perle parmi le foutoir de "réalisateurs-marchands-de-rêve" américains. Vraiment, il serait dommage qu'un tel film n'ait pas de succès, si j'étais le réalisateur j'en serai vraiment dégoûté, face à tout le pipi actuel qui lui fonctionne à merveille.
| Par Denis (Le 17-06-2008 - 09:31)
Je cherchais des renseignements sur le film, je suis tombé sur "vos critiques". Il y aurait aussi à critiquer les critiques à l'emporte pièce, mais ce serait un sacré boulot, d'habitude je ne m'arrête pas à tout ça, les opinions tout ça finalement ça ne se discute pas de nos jours, hein ?! Pourtant… Ceci dit je trouve insupportable le mépris qu'il peut y avoir dans le fait d'associer les "je ne comprends pas" à : c'est un truc pour "intellectuel". Vous ne trouvez pas que le regard sur les intellectuels n'est jamais bienveillant ?!
Ceci dit, je pense à ça, parce que moi je me suis beaucoup amusé pendant ce film, tous ces regards portés sur le monde, la vie, la mort, l'amour (Ha, l'amour…)… Je ne l'ai vu qu'une fois, et ma réaction est à chaud, un peu comme les autres critiques plus haut.
Alors ce sera bref.
J'aime comme Phaunia (Emmanuelle Devos) — mais j'avais compris "Phonia" — aime Henry (l'Amalric), comme elle ne lui dit pas "mon amour" mais "mon ami, mon ami". Je trouve ça plus lourd de conséquence, plus grave, où profond. J'aime la manière dont elle le regarde tout le temps, alors qu'il est con et chiant, con et chiant mais drôle ! Ce n'est ni de l'indulgence, ni du détachement, c'est autre chose, c'est indéfinissable mais c'est là et ça ne la quitte pas. Et c'est ça, c'est bien que tous ces sentiments, émotions ne puissent pas être passé dans le philtre psychanalytique, que ça échappe, qu'on ne puisse pas contrôler la personne que l'on aime, lui imposer notre façon de voir, notre regard, mais pouvoir être à côté, juxtaposer, être avec… c'est ça l'amour, non ?!
Et cette haine d'Elisabeth pour son frère, cette haine n'est pas du tout explicité, surtout pas à la fin, cette haine, on peut la comprendre en même temps, mais l'expliquer c'est peine perdue, même Elizabeth ne peut pas l'expliquer parce que si ça se trouve, elle l'a oublié la raison ! Et puis peut-être qu'il y en a pas ! Et pourquoi vouloir l'expliquer ? Pour pouvoir tout contrôler de ce qu'est le film ? Parce que le spectateur qui porte son regard sur le film, le spectateur qui ne comprend pas, c'est ça, il veut comprendre comme si comprendre expliquait tout, du coup comprendre lui donnerait un pouvoir sur le film, sur ces émotions. Mais le film parle de ça justement : on sait un tas de truc, on sait faire un tas de truc avec la génétique, les technosciences, mais on ne contrôle rien, que ce soit la création de chimères par cette hybridation folle et mythologique (cette sorte d'inceste génétique qu'est la greffe d'un enfant sur un parent) où les sentiments que l'on a pour les autres. On ne contrôle pas comment on regarde les autres. On est mis face à autre chose, et le psy peut aller se rhabiller, cela dès le début du film.
J'aime comme Yvan (Melville Poupaud) aime Sylvia (Chiara Mastrioanni (et qu'est-ce que j'aime Chiara)) le regard qu'il a pour elle quand elle a passé la nuit avec son cousin Simon et que les enfants la réveille… et comment Sylvia le regarde aussi, Yvan.
Il est beaucoup question de regard, comment on voit l'autre, sa manière de porter un regard sur, à travers, dans, au delà, avec… Le regard d'Abel sur Junon pendant qu'elle dort, le regard du gamin Paul Dedalus sur son oncle, les mathématiques et la mort, c'est comment on regarde, sous quel angle, comment on calcule ? le regard d'Amalric pour Junon à travers le plastique transparent à la fin, la comparaison des bobos…
Nous vivons avec la maladie, dedans, nous sommes la maladie, et le remède aussi…
D'aiileurs si on veut être un peu intellectuel on peut lire ça : Bernard Stiegler. Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir.
| Par Claudette Lavabre (Le 02-07-2008 - 08:06)
Un film magnifique pour parler de la maladie, de l'amour, de la haine. Des dialogues signés d' Emmanuel Bourdieu, un grand auteur, des regards qui nous transportent dans la profondeur des âmes, jamais l'on ne s'ennuie. Des acteurs excellents, de la fête de Noël préparé dans la vaste maison familiale aux séjours dans divers hôpitaux, on est dans la vie, folle, intense, violente et si douce à la fois. Les critiques si partagées entre ceux qui ont détesté et ceux qui ont adoré montrent que le cinéma peut ne pas être consensuel. Réjouissant non !
| Par Lventriloque (Le 09-06-2008 - 21:38)
D'ordinaire, je ne raffole pas d'Arnaud Despleschin, trop obsédé du médical dans le genre morbide et précieux, mais j'admets ses incontestables talents de cinéaste. Sans doute faut-il avoir soi-même une famille dans le genre "tordu" ? Cette fois, je suis admirative face à ce que Despleschin fait de celle-ci, son coup de pied dans la bienséance au prétexte d'un greffon entre gens "affirmés ne pas s'aimer" (cette notion est étrangement martelée par l'auteur mais il est permis d'en douter). A première vue, une descente aux enfers. Mais le regard a suffisamment de recul pour offrir des scènes très toniques sur la fatalité des groupes constitués, cette impossibilité de se soustraire à la parenté, affinités et dégoûts, vacheries qui remontent, querelles et arrangements à l'amiable ! Des scènes coupées, des musiques enchevêtrées, c'est abrupt, il faut vraiment avoir baigné dans le chaos ou la menace du pire pour accepter ce patchwork (limpides, cartésiens, jeunes installés récemment dans la vie, allez voir autre chose). Beaucoup de courage dans ces tabous hachés menu un à un, le tableau est complet... A déplorer les paroles chuchotées ou marmonnées, j'ai parfois deviné plus qu'entendu certains propos, le dvd viendra racheter ce manque. Acteurs tous à leur point culminant, Anne Consigny à gifler, Mathieu Amalric toujours aussi craquant dans sa transgression, Deneuve et Roussillon ancrés dans cette demeure où tout converge, le jeune neveu Paul comme héritier d'une identité tronquée, les deux petits garçons au contraire bouillants de fraîcheur... Toute la glu que constitue ce lien quoi qu'on fasse... Une bonne humeur au quotidien dans le ventre de cette maison où l'on confronte enfin ses différences en se disant qu'il est certains devoirs tout de même... Pour ceux qui ont des parcours cabossés et en sont au stade de pouvoir regarder en arrière sans hurler. Pour ceux qui ont frôlé la faucheuse... Et encore et surtout pour les soignants : on en ressort les sangs retournés, mais dans le bon sens !
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