Sorties cinéma Sorties Cinéma en Février 2008 Mercredi 6 Février | Vos critiques du film La Fabrique des sentiments---------------------------------------------------------------Un film français de Jean-Marc Moutout avec Elsa Zylberstein, Bruno Putzulu, Jacques Bonnaffé, Hiam Abbass, Anne-Katerine Normant, Jean Segani, Octave Novel, et Josiane Stoléru
Genre : Comédie dramatique - Durée : 1H44 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 7 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par luckydays (Le 16-02-2008 - 00:15)
J'ai adoré... Du début à la fin. Des acteurs remarquables de véracité. Puis moi, la fin elle me plait... Car finalement, qu'elle est fait le bon choix ou pas, c'est l'épée de Damoclès que tout le monde garde au-dessus de la tête... Mais Bonnafé lui, il aurait mieux fait d'écouter ce qu'elle lui révèle lors de leur premier speed dating : elle se définissait comme la plus terrible allumeuse de son lycée... Les gens peuvent changer lui dit elle, il aurait mieux fait de s'écouter. Elle n'a pas changé tant que ça puisqu'elle continu son manège sur internet, malgrès leurs magnifiques enfants. Cela mériterait même un n°2 tiens ! Les sentiments humains sont tellement brillament décortiqués par Moutout dans ce film... L'art et la finesse de son approche dans ce domaine laisse à espérer d'autres opus.
| Par Sylva (Le 11-02-2008 - 18:30)
J'ai passé un excellent moment, un beau film plein de vérités et authenticité, un bonne actrice, bien filmé. Tous les ingrédients que j'aime pour prolonger une discussion en couple... .
| Par NINEREP (Le 14-02-2008 - 20:08)
Film bien d'actualité où le zapping est effectué en toutes circonstances. HOMMES et femmes cherchent le grand amour depuis la nuit des temps mais dans le monde d'aujourdh'ui chacun se croise sans se voir ni se parler donc on crée des lieux de rencontre ou tout est artificiel et fabriqué, la femme indépendante et autonome met la barre haut ET fait peur aux hommes. hOMMES ET FEMMES COURENT PLUSIEURS lièvres à la foisLes personnages du film sont attachants et émouvants Le film n'est pas dramatique mais on n'en sort un peu affligé car personne n'est heureux
| Par VincentLesageCritique (Le 18-03-2008 - 11:54)
Ce deuxième de Jean-Marc Moutout pourrait aisément se nommer Violence des rapports amoureux en société. D’une part, parce que de la même façon que dans son précédent film, il ausculte les maux et les malaises d’une société en pleine mutation. De l’autre, il s’immisce de nouveau dans les troubles des êtres qui la compose. Avec les rapports en entreprise où la naïveté d’un jeune employé se voyait rapidement remise en cause et créait chez lui ce sentiment commun d’opportunisme, Moutout démontrait alors son fin talent de sociologue, d’une véracité assez impressionnante et réalisait une chronique brute de réalisme comparable aux Ressources humaines de Laurent Cantet.
Ici, il croque la difficulté d’être une femme, bientôt quarantenaire, dans le monde d’aujourd’hui surfait d’impératifs et d’hypocrisies, à l’image de ce speed-dating oppressant. Eloïse a sept minutes pour convaincre qu’elle est une personne épanouie, quelqu’un d’intéressant et, on le comprendra vers la fin, c’est alors que s’offre à elle deux options. Soit elle rentre dans ce jeu, dans ce monde, dans la société de manière générale, comme le personnage de Bruno Putzulu, soit elle le rechigne, s’en attriste tout en l’intégrant malgré elle, comme le personnage de Jacques Bonnafé. Eloïse est mal dans sa vie mais pas dans la vie, et c’est là que demeure toute l’ambiguïté du portrait, dans ce trouble ou plutôt dans cette ignorance. Ce qui s’avère complètement paradoxal, surtout du point de vue des sentiments qui eux ne peuvent trahir les impressions. Et pourtant, dans ce monde mécanique où les désirs sont pré-créés, les passions anti-impulsives puisque préparées (à la manière d’un CV, « quel genre d’homme ? », « quelle tranche d’âge ? », « quelle filière de métier ? »), la confusion règne, les maux s’installent et les combattre semble bien difficile.
Néanmoins si le meilleur de son cinéma réside dans son réalisme ultra-précis, le pire prend l’apparence de scènes de rêves qui annihile toute l’architecture de ce tableau glaçant d’une époque en pleine crise sourde.
| Par plumine (Le 11-02-2008 - 01:18)
J’ai été très déçue par la fin de ce film. Vu comme ça s’était déroulé avant, je pensais qu’à la fin l’héroïne allait rester célibataire, puisque dans le travail elle avait des satisfactions, et que dans le speed dating elle avait rencontré un goujat infidèle qui s’était moqué d’elle, et un dépressif. Je pensais qu’elle allait accepter sa situation, puisqu’elle avait quand même une famille et des amis autour d’elle, tout en faisant confiance au hasard pour trouver l’amour. Mais je trouve très dévalorisant pour elle à la fin de se mettre avec ce pauvre type joué par Jacques Bonnaffé : on a le droit d’être névrosé et mal dans sa peau, mais pas de déprimer les autres, et il n’est vraiment pas malin de mettre en avant ses échecs pour séduire, d’ailleurs au début elle le rejette, ensuite elle vient le voir par dépit du Jean-Luc, puis elle finit par l’éjecter manu militari tellement il est lourdingue. Les échecs sentimentaux, on les confie à son psy ou à sa maman, pas à une fille en vue. En plus, vu ce qu’il raconte, elle peut se demander s’il est venu vers elle par amour, ou parce qu’il s’est pris des râteaux avec d’autres et veut qu’elle le console. En fait elle finit par se dire : « Lui au moins il est gentil, il s’occupe de moi pendant ma maladie », ce sont des critères qu’on recherche pour des amis mais pas pour un petit ami quand on est une belle femme de 36 ans, battante, et qu’on veut sans doute un type qui vous fasse jouir, en plus de la tendresse. A défaut d’avoir un mec normalement confiant en lui, à la fin elle a un papa poule responsable, mais ça ne me fait vraiment pas rêver et elle non plus d’ailleurs puisqu’elle continue les rencontres. Avec Bonnaffé, elle n’a pas fait une bonne affaire. En fait c’est peu crédible, si pour le réalisateur mieux vaut être mal accompagné et frustré que seul, pour d’autres spectateurs (dont moi), ce n’est pas le cas.
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