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Sorties cinéma Sorties Cinéma en Février 2008 Mercredi 6 Février
Vos critiques du film
John Rambo
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Un film américain de Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, James Brolin, Kim Dickens, Rey Gallegos, Jake La Botz, Tim Kang, Paul Schulze, Bruno Campos, Julie Benz, Matthew Marsden, et Graham McTavish

Genre : Action - Durée : 1H30 mn

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Classement par notes (décroissantes) - 18 critiques
La note moyenne des internautes :


Par Eric G 44 (Le 08-02-2008 - 19:45)
Le premier "Rambo" restera toujours le meilleur dès quatre films au niveau scènario, par contre ce dernier volet à une mise en scène très au dessus de la moyenne, le réalisme de certaines scènes de carnage ( l'attaque du village ) nous fait froid dans le dos tant il nous saisis, la bande son est excellente. L'action est omniprésente, peu de temps mort et pas de blabla... Stallone campe un Rambo usé et blasé mais n'a rien perdu de ces réflèxes d'ancien soldat d'élite. Ce film est à voir pour tout ceux qui aimerons passer un bon moment de cinéma d'action-guerre mais vous n'oublierez pas que malheureusement la réalité des fait concernant la Birmanie n'est pas si loin et même pire que ce film.


Par tim (Le 12-03-2008 - 17:54)
John Rambo, l’emblème de toute une génération est de retour malgré les 62 ans de son interprète. Cette fois Sylverstone Stallone (dit Sly) endosse la multi-casquette de réalisateur-producteur-acteur. Synopsis: un ancien militaire désabusé vivant en marge, des prisonniers qui ne demandent qu’à être libérés et une bonne dose d’ennemies… ça ne vous rappel rien? …Les précédents épisodes de Rambo bien sûr! A un détails près que les militaires birmans ont remplacé les vietcongs. Qui a t-il de nouveau dans cette suite? Rambo au physique toujours aussi impressionnant possède une verve toujours aussi volubile : au maximum 10 phrases dans le film. Mais c’est aussi pour ces répliques qu’on l’apprécie. Après 3 min de film, l’acteur prononce ces quelques mots qui donnent le ton général du film : “I fuck the world!”… je crois que les guignols de l’info n’auraient pas fait mieux. Le film va alors très rapidement viré au carnage hyper-réaliste. Le réalisateur a mis l’accent sur la brutalité des conflits en Birmanie. Boites crâniennes qui explosent comme des pastèques, corps démembrés, enflammés, carbonisés… le tout dans une orgie de sang et de balles. Aucuns détails crus n’échappent à cette guerre sordide. Oui le dernier Rambo est sanglant! Tel était le vœux de Stallone : offrir à son personnage le poids des années et non le statut d’icône. John Rambo est un très bon film d’action où le cinéphile devient le spectateur des violences de la guerre civile Birmane ! Stallone s’essaie donc à un nouveau genre : le film d’action politique grand public!. . Espérons que l’envie de devenir gouverneur ne lui traverse pas l’esprit...


Par billybob.palpatine (Le 01-10-2008 - 22:11)
Stallone, Janvier 2007. Après une décade passée à bourlinguer dans le désert à la recherche de sa gloire passée, l’ancienne superstar bodybuildée des années 80 (et du début des années 90) cesse de contempler les espaces vides, se retourne et aperçoit au loin les cimes en forme de poings de sa carrière passée. Peut-être un peu séduit aussi par les sirènes du box office, un acteur brisé reprend alors la route sinueuse et parsemée d’obstacles qui mène à sa notoriété d’antan… Après les vaines tentatives eighties (Get carter, D-tox) et les apparitions parfois anecdotiques dans des projets un peu fous (Driven, Spy kids 3-D, Taxi 3), Stallone revenait sur le devant de la scène, interprétant et réalisant le sixième et dernier opus d’une saga mythique ayant constitué l’un des fers de lance des années testostérone, entendons les eighties et Rocky Balboa. Enterrant la machine à cogner et le triomphalisme bouffon des années Reagan, Stallone nous livrait une œuvre humble, soignée et bêtement touchante. Auréolé par un come-back artistico-commercial plutôt réussi (et bien encouragé par les frères Weinstein), Sly cru 2008 poursuit sur sa lancée et nous revient donc un an plus tard avec John Rambo, point d’orgue de son autre série à succès. Retiré en Thaïlande, notre ami au grand couteau repart en guerre dans la Birmanie voisine secourir une troupe de naïfs humanitaires, partis apporter médicaments et bonne parole en pleine zone de guerre civile. Court (1h30), dense et coupé au cordeau, le film fonctionne plus ou moins sur le même canevas narratif que les volets précédents et se présente comme un film d’action très efficace. Fin de la comparaison. Le vétéran au bandeau rouge a cédé la place à une géante carcasse vide. Sans cause, sans pays, il n’aspire qu’à vivre en dehors d’un monde qui ne l’a définitivement jamais compris. Exit la réécriture de l’histoire américaine et les outrances héroïco-nationalistes des précédents opus, place au yeti solitaire et désabusé qui contient ou rumine toute sa haine du monde et des hommes (« les choses dans ma cave », dirait Rocky). Rambo ne croit plus en rien ou presque, si ce n’est en l’immobilisme d’un monde condamné à reproduire inlassablement les mêmes schémas guerriers. Stallone s’épanche un peu lourdement sur cette idée au cours du film, assénant un discours humaniste qui a le mérite de venir du cœur, venant nous rappeler quel auteur benêt et touchant peut être le créateur de Rocky. Là où on l’attendait en Irak, surfant sur la mer boueuse de l’actualité américaine, Stallone a choisi la Birmanie, terreau de toutes les souffrances civiles infligées par la dictature de la junte birmane depuis soixante ans. Désertion par rapport aux enjeux contemporains diront les mauvaises langues, mais par-delà la volonté d’attirer l’attention sur un génocide peu médiatisé, la démarche de Stallone est pourtant claire : L’éveil du dinosaure aura lieu dans le pire endroit du monde, là où les frontières entre Humanité et inhumanité sont les plus poreuses, là où l’Homme n’est plus qu’une bête, tantôt féroce et assoiffée de sang, tantôt battue et condamnée jeune à l’abattoir. Au sein de cet enfer terrestre, la bête stallonienne peut alors se décharger de toute son animalité barbare. Assumant enfin son goût de tuer, le Rambo du troisième millénaire transperce, éventre, égorge à mains nues et mitraille à tout va, transformant des êtres humains en morceaux de charpie. Sage et sot, Stallone veut choquer, la guerre c’est crade et il faut le montrer. Passée cette justification somme toute assez classique d’une violence visuellement abjecte, celle-ci vient trouver une résonance ailleurs, dans ce qui constitue peut-être l’aspect le plus intéressant du film : Là où Rocky Balboa venait évacuer avec une certaine grâce les outrances des eighties, la mythologie Balboienne trouvant son point d’orgue dans une victoire en mode mineur, belle et humble, John Rambo vient puiser dans le séminal barbare le plus hardcore pour revenir aux sources de ce qu’il est et par écho de ce que fut réellement la décennie cinématographique qui l’a érigé en tant que mythe. Bien qu’on retrouve en somme les eighties dans cette façon un peu bêta et frontale de traiter son sujet (le prologue du film est assez criant à cet égard), le film vient pourtant parachever le travail de démystification de cette époque : On a l’impression qu’une fois évacué le triomphalisme propagandiste des années Reagan, devenu idéologie passéiste, l’homo-eightiesus qu’est Stallone semble enfin revenir sur ce qui a construit l’essence de son cinéma et, par extension, de sa propre personne. En allant si loin dans son orchestration de barbarie organique, le film sembler figurer lors de son dénouement ce qui s’apparente à une gigantesque épuration des eighties par le sang, comme si son héros vomissait les années Reagan, ou plutôt leur essence, dépourvu de ses atours. Telle est donc l’histoire de Rambo. Celle d’un soldat dévoué qui exploité par un pays qui le rejette, se retrouve au final seul, sans idéaux à défendre, ne retrouvant une raison d’exister que dans l’acceptation de sa part brute et animale. Telle est aussi l’histoire de Stallone, élevé par les Brandoneries de l’Actor’s studio puis propulsé, mythifié par une époque où le muscle était valeur. Délaissé par les majors qui ont fait ses heures de gloire, l’homme se retrouvera également seul à enchaîner les bides pour finalement revenir aux fondements de sa starification, qu’il contemple non plus avec l’œil du tigre mais avec le regard réfléchi et désabusé d’un sage un peu benêt. A l’heure où le cinéma de l’oncle Sam s’épanche goulûment sur les revivals eighties (Indiana Jones, Die hard, Rocky, bientôt Terminator et Le flic de Beverly hills), quitte à donner dans la surenchère poussive (voir Die hard 4), on sent que Sly le Mûr ne se contente plus d’ajouter une brique de plus à ses franchises stalloniennes, ces sagas enfantées par la fin des seventies puis transformées en étendards reaganiens par la décennie suivante, celle de John Milius et de l’Aube rouge. L’homme signe ici une œuvre racée, lourde mais touchante, qui ne se suffit plus à elle-même, le brûlot humaniste échappant à son auteur pour devenir une belle et violente mise à nu d’une décennie excessive et souvent méprisée. Sorti du désert donc, le héros reaganien se ressource du haut de ses collines, reconquises par la force sage de l’âge. Contemplons donc la beauté d’un homme qui, à l’aube de la soixantaine, semble redécouvrir le cinéma, le produit commercial des eighties semblant être redevenu le petit garçon qui réalise que ses parents font des cochonneries dans le noir.


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Source : cbo-boxoffice
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