Sorties cinéma Sorties Cinéma en Novembre 2007 Mercredi 07 Novembre
DVD du film | Vos critiques du film Les Promesses de l'ombre---------------------------------------------------------------Un film britannique de David Cronenberg avec Naomi Watts, Vincent Cassel, Viggo Mortensen, Armin Mueller-Stahl, Raza Jaffrey, Aleksandar Mikic, Sarah-Jeanne Labrosse, Josef Altin, et Mina E. Mina
Genre : Thriller - Durée : 1H40 mn
Donnez votre opinion sur ce film |
|
Classement par notes (décroissantes) - 14 critiques| La note moyenne des internautes : | |
|
Par nikkitah (Le 16-12-2007 - 00:20)
Ne pas aller voir ce film pour aller voir un "film de gangsters", vous serez déçus. Ne pas aller voir ce film par intérêt anthropologique pour la mafia russe, vous serez consternés. Ne pas aller voir ce film pour son intrigue, qui part d'un bébé à l'identité floue pour continuer sur les aveux d'un journal intime... et j'en passe.
Alors pour quelle(s) raison(s) doit on regarder ce nouvel opus de Cronenberg? Parce qu 'il s'adresse à des téléspectateurs avertis conscients qu'il ne faut pas attribuer la forme au fond, et ce n'est pas donné à tout le monde, convenons de cela alors, plutôt... Les Promesses de l'Ombre nous offre un chef d'oeuvre parfaitement articulé, joué et original. S'arrêter à ses caricatures revient à claquer la porte au nez d'un vieil artisan d'art.
| Par Mat (Le 08-11-2007 - 13:43)
On reste accroché à la toile, et ça, c'est rare. Pourtant, les ingrédients sont banals, vus et revus dans bien des films: la mafia (russes cette fois çi), les putes, les codes d'honneur, l'infiltration, les crimes abjectes, les trahisons, bref, que du courant dans notre bon vieux cinoche. Ce qui rend le film si puissant, c'est l'idée de confronter ce milieu avec une femme dont le métier est de donner la vie. L'immense talent du réalisateur nous saute aux yeux à chaque minutes. Quand aux acteurs, j'ai trouvé Cassel assez bon dans son rôle. C'est juste que comme les autres sont géniaux, assez bon, ça n'est plus suffisant. A ne pas manquer !
| Par gerardch (Le 12-11-2007 - 16:35)
Palpitant, c'est le mot, selon moi
bien sur, il y a tous les ingrédients... . + le jeu des acteurs, très typés,
Le jeu est innovant par le fait qu'il n'y a pas de cris inutiles, pas de coups de feu, rien qu'une angoisse qui monte sans arret
| Par fanfan 31 (Le 10-11-2007 - 13:58)
Oui c'est encore un scénario très simple et prévisible, peut être un peu plus étoffé que le précédent film de David Cronenberg "A history of violence". Mais la mise en scène est comme d'habitude parfaite. Quant aux acteur, bravo à Viggo Mortensen et mention très bien à Vincent Cassel, un pur diamant. Vivement le prochain, quand on aime on ne compte pas.
| Par Synger (Le 21-11-2007 - 20:42)
Peut-être faut-il avoir escorté Cronenberg, en spectateur patient et fasciné, depuis le début de sa carrière pour mesurer l’immense valeur de son travail actuel ? C’est une authentique question (et non la revendication d’une quelconque prétention). Question à laquelle je serais bien incapable de répondre, pour avoir fait partie de cette frange de population cinéphile que la critique officielle d’alors « caillassait » ouvertement quand « Rage », « the Brood », « Videodrome » et autres « Scanners » déboulaient sur les écrans : Public arriéré fasciné par le Fantastique, le Gore ou l’étrange (frappés d’infamie), réduit à cette populace qui se repaissait de sous-genres non répertoriés par l’Académie… et puis, en 1988, « Dead ringers » a reçu un accueil critique inattendu. Jeremy Irons, acteur distingué, cautionnait par sa magnifique (et double) présence cette œuvre puissante où les thèmes récurrents du maître canadien affleuraient à surface de métrage sans jeter des seaux d’hémoglobine et de chair en mutations à la figure de son public. Voici David Cronenberg devenu fréquentable ! « Les Cahiers », qui ne craignent décidément jamais un opportun retournement de veste, après avoir longtemps nié l’existence de l’auteur qu’il n’a jamais cessé d’être, se chargeront, un peu plus tard, de rééditer ses œuvres ultérieures (« œuvres », un terme qu’il aurait été imprudent d’employer à l’égard de ses productions, quelques dix années auparavant). D’autres que Cronenberg (Carpenter a bénéficié, lui aussi, de cette reconnaissance tardive) ont connu le même sort.
A présent, l’empêcheur de filmer en rond s’empare du genre du Polar, maniant avec une habileté insoupçonnée les clichés imposés par le genre : après nous les avoir exposés comme des motifs incontournables, il leur tord sombrement le cou, instaurant un climat d’inquiétude rare, faisant sourdre de glaçantes menaces dans les postures de ses personnages ou dans l’ombre de leurs dialogues. La caméra est élégante, appliquée au récit, lente sans maniérisme. La photographie, froidement dépigmentée, ne laisse de la place au rouge sang qu’à la faveur de quelques scènes (bien distillées) d’une éprouvante violence, délestées du glamour hollywoodien ordinaire. Cronenberg est, dans cette nouvelle production, à l’image de l’antihéros assassin campé par Mortensen dans « A history of violence », dissimulé, en planque, derrière le paravent du genre pour mieux nous surprendre. Alors, vraiment, j’invite ceux qui ne seraient pas parvenus à reconnaître ses fêlures, ses noires passions, à voir ses deux derniers films, le coup de flingue vaut largement le coup d’œil !
| Critiques précédentes : 1 2 3
Profitez de cet espace : donnez vous aussi votre avis sur ce film
Ajouter la fiche du film Les Promesses de l'ombre dans vos favoris
|
| |