Sorties cinéma Sorties Cinéma en Mai 2007 Mercredi 23 Mai
DVD du film | Vos critiques du film Le Scaphandre et le papillon---------------------------------------------------------------Un film français de Julian Schnabel avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Hiam Abbass, Niels Arestrup, Fiorella Campanella, Jean-Pierre Cassel, Emma de Caunes
Genre : Drame - Durée : 1H52 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 13 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par julie (Le 10-06-2007 - 19:24)
Ce film est très généreux en émotions, se retrouver dans la peau du personnage en voyant à travers lui au début du film nous fait vraiment ressentir la douleur de ce personnage si mystérieux qu'il est à ce même début. Je ne saurais dire si j'ai déjà vu un film aussi prenant et émouvant.
En se raccrochant à la philosophie moi qui passe le bac cette année, nous voyons bien que le langage est bien un instrument que l'on utilise sous forme de signes et que chacun, malgrè ses problèmes peut trouver sa solution...
En ce sens, la rédaction de son livre grâce à un seul oeil ne reste pas indifférent au spectateur qui remarquera que malgré ses difficultés, cet homme à tout d'une véritable âme généreuse et éprouvante...
| Par Elisabeth (Le 16-06-2007 - 21:42)
Un film plein d'humanité et d'humains en détresse. beaucoup de tendresse, d'ironie. le monde des handicapés vu par un nouvel handicapé qui après la révolte construit une vie nouvelle qui sera une sorte de testament pour les siens quand il ne sera plus là.
des acteurs à la hauteur d'une histoire qui méritait qu'on la respecte. nous étions 2 dans la salle, mon mari et moi, et nous avons pleuré en accompagnant jean-do.
n'hésitez pas à aller voir ce film, il le mérite.
| Par angie (Le 11-07-2007 - 21:08)
Cligner une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non » ; cest ainsi que Jean Dominique Bauby communiquera avec les siens et les employés de lhôpital de Berk après son accident vasculaire cérébral, le 8 décembre 1995. Atteint du syndrome denfermement, le « locked-in syndrome », il découvrira dès son réveil post-coma quil est totalement conscient mais quil ne peut ni parler ni bouger excepté son il gauche. Celui-ci sera son propre papillon avec le monde extérieur qui lui permettra de se libérer de son scaphandre.
Curieuse destinée que celle dun rédacteur en chef du magazine Elle, passionné de littérature et de voyages et qui envisageait lécriture dun roman inspiré du Comte de Montecristo dans lequel Dumas faisait déjà référence au Syndrome denfermement. Le personnage du Noirtier de Villefort et son propre sort ne semblent alors à ses yeux que former un seul être : un emmuré vivant. Une ambition trop grande qui finit par être punie ? a-t-il songé le journaliste pendant ces longues heures de souffrances mais qui ont donné lieu par la suite à une mémorisation de mots et de phrases dun livre dont jamais il naurait pu penser être lauteur.
Son livre, dicté lettre par lettre grâce au battement de sa paupière est son dernier souffle mais aussi un hommage à sa propre vie qui a inspiré le réalisateur-peintre Julian Schnabel et qui réalise ici son troisième long métrage. Attiré par lart du portrait et dhommes hors du commun comme le peintre Basquiat ou lécrivain cubain Reinaldo Arenas, Schnabel prend un risque majeur dans cette adaptation à savoir la fidélité du témoignage de Jean Dominique Bauby.
Le jeu de caméra subjectif avec lequel nous entrevoyons difficilement ce que lil de Jean Dominique Bauby tentait en vain de discerner, les flash back et la voix off de Mathieu Almaric sont une belle mise en scène du réalisateur qui réussit dans lensemble à ne pas instrumentaliser avec excès ces artifices. Jean Dominique Bauby y apparaît alors tout comme dans son roman, en un homme sensible, intelligent, drôle et fort. Le regard plastique de Schnabel fait également de son héros un être emprisonné, handicapé de la parole mais paradoxalement, extrêmement communicatif avec les autres. Une image trouble, des miroirs, des gros plans, de longs silences et des acteurs penchés sur le malade et indirectement sur nous, spectateurs sont autant de mouvements de la caméra pour mieux comprendre les derniers instants du journaliste. Des lettres et encore les mêmes lettres récitées machinalement E S A R I N T U
. tout au long du film forment un écho troublant pour chaque spectateur qui ne peut que partager avec Jean Dominique Bauby ses efforts surhumains pour accomplir un tel livre.
On y voit, néanmoins dans cette adaptation, un style plus personnel partagé entre lécriture fidèle du roman et une liberté créatrice. Des scènes de rêves trop nombreuses répondant à un besoin dévasion propre au papillon finissent par séloigner des vrais rêves racontés dans le récit de lauteur. Défilent alors de nombreux paysages ressemblant étrangement à des reportages télévisés ou autres scènes inutiles dimagination débordante dans lesquelles Mathieu Almaric mange gloutonnement des fruits de mer et embrasse goulûment sa douce assistante (Anne Consigny). Il est aussi séduit par lImpératrice Eugénie (Emma de Caunes), un fantôme qui hante les couloirs de lhôpital de Berk mais qui pourtant dans son roman se contente de passer sa main dans les cheveux de Jean Do. et de partager son fou rire nerveux. La simplicité et le sens esthétique de Schnabel font que les relations angoissantes et douloureuses du départ se meuvent en rapports sensuels, pleins de vie et de désirs. Lintensité donnée par les acteurs ne rend pas pour autant ce film pathétique qui fait souvent résonner des chansons de rock ou de chansonnettes emportant le spectateur troublé vers dautres émotions. Cest un film vrai et pudique à la fois tout comme les comédiens qui y jouent. Les femmes, à la fois divinisées et réelles sont très justement interprétées par Marie Josée Creuze et Emmanuel Seignier; les hommes plus discrets dans ce film Patrick Chenais, Max Von Sydow, Jean-Pierre Cassel, reflètent la complexité des rapports humains : patient/docteur ; homme/femme ; père/fils et prêtre/ croyant. La sobriété des rapports qui lient les personnages était nécessaire pour évoquer le choix des mots du dernier éditorial de Jean Dominique Bauby. Ce sont précisément ces mots qui donneraient la réponse à la dernière question de son récit : « y- a-t-il dans ce cosmos des clefs pour déverrouiller mon scaphandre ? ».
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