Classement par notes (décroissantes) - 24 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par Peluche (Le 15-01-2007 - 13:23)
Les saisons défilent dans le silence de la montagne qui porte en elle la grande Chartreuse. Le monastère est posé là, dans un creux, avec une infinie délicatesse. Tout est contemplation, même le moine qui apporte à manger dans les cellules, comme celui qui coupe les légumes, ou encore celui qui nourrit les chats. Pas d'agitation, que le calme et la lumière. C'est comme un transport dans un autre temps, un arrêt sur image avec des gros plans sur des détails, presque des peintures, des visages sereins, des natures vivantes. Dans ce désert de mots, tout se dit avec le silence.
| Par marie-lou (Le 19-01-2007 - 14:28)
2h42, le temps d'un trajet pour aller voir mes enfants dans le Midi au départ de Grenoble... . En attendant le début du film et ayant pris conscience de cette réalité temporelle, j'avoue que j'ai paniqué un peu, et pourtant au bout de ces 2h42 de silence et d'images extraordinaires, je n'avais pas envie de quitter la salle. La Grande Chartreuse blottie au fond de ce vallon austère fait partie de notre patrimoine régional, et il m'est arrivé de croiser des frères converts, mais la force et la beauté qui émanent de ce film ne peuvent laisser personne indifférent, croyants ou non, habitants de la région ou non. 2h42 de réflexions et d'interrogations personnelles sur le sens que chaque être peut donner au mot "bonheur". Merci au réalisateur sans lequel ce grand moment n'aurait pas pu exister.
| Par sylvie (Le 21-01-2007 - 20:05)
Je suis entrée complètement dans cette oeuvre de beauté et d'amour, cette paix, ces images magnifiques au fil des saisons, cette sérénité et l'élévation qui s'en dégage... le contraire de notre monde au quotidien!
Nous avons besoin de ce recueillement intérieur pour grandir !
| Par Patrick (Le 01-02-2007 - 20:47)
Il a fallu plus de seize ans à Philip Gröning pour avoir l'autorisation de filmer dans le monastère sous conditions: seul, sans équipe d'assistant, sans musique et sans bruit. C'est réussi ; outre les magnifiques images de la nature et de la Grande Chartreuse sous la neige, Philip Gröning nous fait toucher du doigt le sens de la vie de ces moines que nous n'arrivons pas facilement à appréhender.
Le film est silencieux : peu de paroles, pas de musique mais quelles images ! "Un prodige d'ombre et de lumière, de beauté naturelle et de grâce surnaturelle, du temps qui s'écoule et de l'éternité qui subsiste. "
Des images qui reviennent sans cesse, comme la goutte d'eau qui tombe du bassin en émail dans l'évier, les portraits de moines face à l'objectif, sans un mot, le regard fixe, quelques battements de cils et, parfois, un tremblement de lèvres, l'esquisse d'un sourire.
La répétition de cartons (écrit), des mêmes plans qui reviennent incessamment, de mêmes images, se conjuguent avec la fin du film qui se termine comme il a commencé, dans le même hiver avec les mêmes séquences, pour un éternel recommencement ; donnent une impression d'éternité. Justement, dès le début du film on apprend que ces moines sont à la recherche de l'Eternel.
Évidemment, on ne peut pas ne pas se poser de questions, qu'est ce qui peut bien attirer ces hommes pour accepter tant de renoncements, et on comprend vite que leur vie n'est rien d'autre qu'une continuelle, perpétuelle prière. Comme le balancier maintient l'équilibre du funambule sur son fil, la prière maintient ces moines dans leur quête.
Peut être est-ce l'influence des images du monastère dans la montagne enneigée, mais ces moines m'ont également fait penser au moines bouddhistes, retirés complètement dans des temples, qui méditent à longueur de journée, loin de tout. Resterait à définir la différence entre méditation et contemplation ?
Matthieu Ricard, moine bouddhiste connu, a écrit un livre dont le titre est "L'Eternité dans la paume de la main", et bien en sortant de la salle on a l'impression d'avoir frôlé cette éternité, tant Philip Gröning a su établir la relation au temps. Ce film long de plus de deux heures est aussi un film sur le temps, par le rythme des journées et le rythme des saisons.
Des scènes émouvantes restent à l'esprit, en particulier le moine aveugle, le seul à parler dans le film, le portrait d'un moine âgé, grabataire et presque au bout du chemin, les soins à l'infirmerie.
Nous devons remercier Philip Gröning pour ce film hors du commun, et aussi, bien sûr, ces moines qui ont accepté de nous livrer ce qu'ils ont de plus intime.
| Par ulysse (Le 12-02-2007 - 22:37)
Une pure merveille, un monde sans bruit, pas de voiture, pas de mobylette qui "pétarade", pas de portable (enfin en principe car au cours de la séance nous avons eu droit à un portable qui n'était pas éteint) pas de politiques qui courent après le pouvoir, et se "crêpe le chignon" pas de cris, enfin 2h42 de méditation et de bonheur, au rythme des saisons, un monde respectueux, merci
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