Sorties cinéma Sorties Cinéma en Octobre 2006 Mercredi 04 Octobre
DVD du film | Vos critiques du film Le Parfum---------------------------------------------------------------Un film américain et allemand de Tom Tykwer avec Ben Whishaw, Dustin Hoffman, Alan Rickman, Rachel Hurd-Wood, Paul Berrondo, Carmen Contreras, Jesus Del Caso, Anna Diogene, Sam Douglas, Alba Fer
Genre : Drame - Durée : 2H27 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 41 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par cecilus38 (Le 29-10-2006 - 16:44)
Ce film retrace bien le livre. Il s'est bien faire naitre des émotions en nous : le dégout, la tristesse, l'étonnement, l'impression de sentir, la pitié. L'acteur principal que je ne connaissais pas interprète bien ce Jean Baptiste Grenouille si passionné et si inquiétant à la fois. Ce film doit être vu absolument.
| Par karo (Le 10-10-2006 - 20:03)
Bonjour aux cinéphiles. Perso, ce film m'a à moitié plu, dans la mesure où le début nous entraîne dans une quête de l'elixir fantastique, et le personnage nous intrigue, nous inspire la sympathie mais nous dérange aussi.
Moins bien pour la fin, où apparaît une scène de partouze géante façon "Alice aux pays des merveilles". Difficile d'accroche pour cette fin! Mais le roman, l'indique ainsi, alors on ne peut en vouloir au "réal"!
A voir néanmoins pour le charme de l'acteur et les décors ciné magnifiques qui reproduisent bien la puanteur de Paris à l'époque des bourreaux! Bon film!
| Par Mage (Le 12-10-2006 - 11:48)
Le Parfum est un film noir. Il nous entraîne dans un univers enténébré au centre duquel pousse une plante vénéneuse, J-B Grenouille. L'histoire nous fait passer d'un état d'âme à un autre. On éprouve alternativement de la commisération, de l'admiration, de la répulsion pour Grenouille qui, on le sait où on le devine dès les premières images, est destiné à mener une vie de violence qui ne peut que mal s'achever.
Les costumes, le maquillage, les décors -tous très réussis- nous plongent dans un Paris sombre comme un cloaque puis dans une Provence où, malgré le paysage, il ne fait guère bon de vivre.
Le film m'a paru plutôt fidèle au livre, sinon dans le détail mais au moins dans l'esprit. Le jeu des acteurs est sans faille (étonnant Dustin Hoffman vieillissant), la musique prenante. On peut peut-être regretter que Ben Whishaw soit un peu trop beau, malgré la crasse dans laquelle il vit, pour être tout à fait J-B G.
Un seul bémol: la scène de délire érotique collectif qui se déroule sur la place où Grenouille doit être supplicié n'est guère crédible et semble interminable.
Un coup de chapeau en tout cas à Tom Tykwer qui réussit à faire entrer dans le monde des odeurs les amateurs de cinéma qui, lui, en est dépourvu.
| Par eponil (Le 23-10-2006 - 12:09)
Mitigée, j'ai lu le livre il y'a déjà plusseurs années, il m'avait enivrée et enchantée...le film n'est pas vraiment à la hauteur de l'écriture. On ne ressend pas les odeurs. L'exil de Grenouille dans la montagne, une des partie importante du livre a été trop courte à mon gout...et la scéne de fin bien trop longue! ça ne sert à rien de montrer tant d'extase, ça gache tout le film, on a limite envie de rire tellement c'est ridicule! Moins on en montre plus c'est intrigant et envoutant...
| Par jipi (Le 18-06-2010 - 12:30)
"L'ame d'un être est son odeur".
Le « Parfum » est la recherche d’une luminosité odorante acquise en
des temps crasseux. Une rage de vivre des la naissance dans une
tapisserie nauséabonde d'immondices et d’ocres sombres foulées
par un esprit malade capteur de senteurs conquises par le crime.
La conception d’un arome inconnu s’élabore par des gestes lents et
minutieux sur fonds de ruelles désertes. Une proie spécifique est
traquée puis humée par des narines grisées de ressentir de
nouvelles odeurs indescriptibles.
La traque reste quelquefois inassouvie en épargnant provisoirement
quelques bienheureuses échouant momentanément aux portes de la
mort distribuée par un être absent, passionné, presque muet
attribuant des gestes limpides à une obsession enivrante entretenue
par d’éternels ingrédients traqués la nuit tombée.
Un nez diabolique exécute merveilleusement une palette sensitive
hors du commun en s’emparant de vestiges féminins dénudés
offerts aux degrés indispensables évolutifs menant vers la perfection
d'une idée.
La lucidité d’un homme récupéré par la démence d’une conception
machiavélique n’est plus palpable.
« Le Parfum » détient une lenteur lancinante, un texte débité
minutieusement sur des images de visages marqués par la
transcendance, la convoitise, la surprise et la peur que l’on a le
temps d’admirer dans une reconstitution exemplaire d'une époque
sans pitié.
Des moments sublimes rarement vus au cinéma extraordinaires et
somptueux. Une dépendance folle et collective envers un
personnage plus déterminé par la mission que par la perversité,
perçu comme un ange par une populace rongée de voyeurisme et de
puanteur copulant sans réticences sous la dépendance d'un nectar
inconnu.
La longue séquence de l’exécution de Grenouille est un
aboutissement. Elle dépeint merveilleusement la prise du pouvoir
des senteurs régénérant chez l'être humain la soif des caresses.
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