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Sorties cinéma Sorties Cinéma en Août 2006 Mercredi 09 Août
DVD du film | Vos critiques du film La Tourneuse de pages---------------------------------------------------------------Un film français de Denis Dercourt avec Catherine Frot, Déborah François, Pascal Greggory, Antoine Martynciow, Clotilde Mollet, Martine Chevallier, Michele Ernou
Genre : Drame - Durée : 1H25 mn
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Classement par notes (décroissantes) - 31 critiques| La note moyenne des internautes : | |
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Par Elodie (Le 22-08-2006 - 00:58)
Une tourneuse de pages non pour le moins étrange...Un soupçon de vengeance, un zeste de tromperie et une touche d'incertitude viennent faire leur apparition dans ce film dramatique.
Une jeune fille, sous des apparences modeste, simples, et innocentes cache cependant une vengeance bien calculée envers une pianiste de renomée qui lui a brisé son rêve d'enfant : se faire une place de choix dans le monde de la musique et plus précisément devenir une grande pianiste.
Elle va de façon tout a fait normale semer le doute.
Un film assez simple à comprendre et qui seme le doute même chez le spectateur...quelques moments de rigolades qui détendent cette atmosphère quelque peu tendue.
Une fin qui laisse apparaître une certaine satisfaction et un côté de vengeance accomplie qui satisfait non seulement le personnage mais également le spectateur qui attendait de voir la façon d'abordée le vif du sujet et le dénouement.
On peut dire de ce film ne refoule pas la colère mais plutôt qu'il l'exprime à travers un revers de fortune bien mérité!
Rira bien qui rira le dernier!
| Par maridi (Le 13-08-2006 - 16:23)
Pour répondre à marilyne bourgade, je dirais qu'il semble peu plausible en effet que la stratégie de la vengeance ait été établie clairement. La jeune Mélanie joue sur plusieurs tableaux : la carrière de son ennemie, sa vie sociale et affective, et enfin à travers son fils, dont elle peut briser la future carrière "dans l'oeuf" elle l'atteint dans ses sentiments maternels et surtout elle gagne.
On peut bien souligner l'extrême laconisme des dialogues, l'air inspiré un peu lassant de la diabolique tourneuse, il n'en reste pas moins qu'on marche! J'ai eu l'impression que la salle suivait bien le cinéaste. Il y a un effet thriller, produit en soft, mais efficace. Catherine Frot, tour à tour impériale et fragile, joue de plusieurs registres avec grand talent. Elle est aussi très belle.
| Par mariekiki (Le 20-08-2006 - 19:02)
J'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs mais le scénario ne m'a pas convaincu; difficile d'imaginer une vengeance aussi longuement préparée vengeance où tout ce qui est mis en place fonctionne , trop de circonstances favorables un raffinement de perversité . Trop c'est trop et ça devient difficilement crédible!
| Par Fritzlangueur (Le 04-09-2006 - 10:48)
Grâce à Denis Dercourt on sait désormais que parfois la musique peut être un plat qui se mange froid et que la vengeance vient alourdir les murs.
Car la musique et la vengeance sont au cur de ce film glacé voir glacial. Pendant presque une heure et demie, il nous embarque subtilement dans un chassé croisé de tous les dangers. La montée en puissance du drame est palpable grâce à un jeu de miroirs composés par des gros plans lourds de sens sur chaque personnage, une lumière traitée dans un camaïeu de bleu soulignant parfaitement langoisse permanente et des silences perturbés par un piano indécent, véritable et redoutable arme.
Malgré tout, la mise en scène est quelquefois pesante. Même si cest un choix délibéré, linsistance sur certaines scènes et des facilités scénaristiques viennent affaiblir cette uvre souvent intelligente qui par son côté petit bourgeois trop lisse nous fait penser au Chabrol des années 80, « Masques » notamment.
Mais comme dans les films de ce dernier, ce sont les acteurs qui retiennent toute notre attention et contribuent à lintensité dramatique. Catherine Frot change de registre. Son personnage est à des années lumières de la femme légère un peu décalée. Elle nous offre une prestation profonde qui démontre la mesure de son immense talent. Déborah François, découverte dans « Lenfant » nen est pas moins sidérante en jeune fille bien sous tout rapport, hermétique qui réussira à mettre sous clé la vie de cette concertiste. Quant à Pascal Grégory, personne mieux que lui ne pouvait interpréter cet avocat tout à la fois austère et si fragile.
| Par maryline bourgade (Le 14-03-2007 - 19:37)
Musicien de formation (après le conservatoire de musique de Paris il devient altiste pour lorchestre symphonique français jusquen 1993), Denis Dercourt alors jeune cinéaste, se fait la main sur des courts puis des longs métrages traitant de son sujet fétiche : la musique classique (thème des musiciens mercantiles dans « Les Cachetonneurs » et celui du père instructeur de prodige dans « Mes enfants ne sont pas comme les autres »).
Avec « La tourneuse de pages » présentée dans la sélection « Un Certain Regard » lors du 59ième festival de Cannes, Denis Dercourt fait encore de la musique classique le prétexte central pour élaborer un drame psychologique. Tour à tour toile de fond et thème central du film, les démonstrations musicales sadressent surtout, de par leur technicité et leur virtuosité, moins aux amateurs quaux oreilles initiées où tout lyrisme absent laisse place à des morceaux peu mélodiques au son presque discordant. Un plaisir quasi élitiste en somme pour le récit très en longueur, dune vengeance pas très crédible sur le fond. Une ascension sociale ratée qui motive bien des années après une vengeance dans le milieu bourgeois, récit calqué sur le fond comme sur la forme sur « La Cérémonie » de Claude Chabrol, laction finale en moins.
Le récit séternise pour finalement sétioler complètement. Les dialogues semblent avoir été vite bâclés (quelques propos sont même complètement inadaptés, à noter la curieuse expression« faire construire un ascenseur ), le jeu de limpassibilité de Déborah François sensé déstabiliser le spectateur, étonne quelque peu puis lasse très vite, le choix de la stratégie de séduction féminine paraît incongrue et surtout lénorme défaut du récit cest la contradiction évidente dans le thème central du film : comment une vengeance scrupuleusement préméditée peut-elle se fonder uniquement sur une stratégie de dépendance affective complètement imprévisible et hasardeuse ? Le réalisateur semble bien être le seul à croire que le sentiment amoureux soit entièrement manipulable.
Même en reprenant tous les ingrédients du drame psychologique ( absence daction, mise en scène toute en retenue, dialogues pauvres où les silences et lintrospection remplacent les mots ), « La tourneuse de pages » ne convainc pas. Il aurait fallu plus de passion sans doute et une bonne demi heure de plus pour nous faire adhérer à la thèse de la vengeance affective.
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