Quand l'Italie se divise en deux, après l'Armistice du 8 septembre 1943, ils se rangent sans hésiter du côté de la République Salò, dernière incarnation de la folie mussolinienne, alors que le fascisme semble d'ores et déjà une cause perdue. Pendant cette période de guerre civile, ils tournent encore quelques films à Venise où le Duce a fait transférer les studios, puis à Milan où ils se compromettent avec une bande de trafiquants et de tortionnaires coupables des pires atrocités.
Quelques jours avant la Libération, ils se livrent aux partisans et nient tout ce dont on les accuse. Mais le Comité de Libération veut une punition exemplaire : ils ont prêté leur charme au régime fasciste, collaboré avec les Allemands, torturé des patriotes. Qu'ils aient agi par narcissisme, par légèreté, par envie de scandaliser pour entretenir le mythe des artistes maudits, peu importe. Ils doivent payer, pour servir d'exemple à tous. ">
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