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Publié le Vendredi 15 Décembre 2006 par André Ruellan
Souvenez-vous : il y a un demi-siècle, les affiches de cinéma dispensées dans toute la ville, n'étaient pas un hasardeux montage généré par la photo et l'informatique. Pour attirer les foules dans des salles de projection au confort approximatif, les distributeurs tablaient énormément sur des documents qui devaient à eux-seuls, en vrais tableaux mémoire, convaincre l'amateur-spectateur. Ce qui en font aujourd'hui des oeuvres recherchées, souvent très onéreuses, que se disputent néanmoins de nombreux collectionneurs passionnés.
Dans les années 20/50, un grand artiste réalisa non seulement de nombreuses maquettes à la gouache, mais aussi les originaux faits main pour la lithographie, donc en grandeur nature, de multiples et immortels succès du cinéma . Son nom : Jacques BONNEAUD ( 1898-1971 ).
Cette modeste signature dans le bas d'oeuvres monumentales s'est sans doute effacée du souvenir d'actuelles générations, mais je vous l'assure, l'impact de l'oeuvre demeure tant ces immenses gouaches constituent désormais le symbole de films mythiques jusqu'à ce que, en 1957, la photo supplante la litho.
Jacques BONNEAUD a sacrifié son talent d'artiste-peintre au métier créatif d'affichiste. En effet, au gré de ces authentiques oeuvres d'art, jacques BONNEAUD consacra 50 ans de sa vie et de son talent à la réalisation de 2200 affiches telles " Les Enfants du Paradis", " Fra Diavolo ", " Le Mariage de Chiffon ", " Michel Strogoff ", " La Valse Royale ", " La Symphonie Fantastique ", " Monsieur Vincent "... et il transmit pour toujours les portraits peints d'artistes inoubliables comme Harry Baur, Pierre Fresnay, Jacques Dumesnil, Jean-Louis Barrault, Louis Jouvet, Henri Garat, André Luguet, Renée Saint-Cyr, Odette Joyeux, Maria Casarès, ou Arletty.
André Ruellan, critique d'art et de cinéma. XII- MMVI
( source : art-culture-france.com )
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